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La Télévision des Basses-Laurentides montre les dents et… mord

(Photo Michel Chartrand)

La Télévision des Basses-Laurentides montre les dents et… mord

La Télévision régionale de Laval demande une licence au CRTC

Qualifiée d’impertinente et de méprisante, la Télévision régionale de Laval (TVRL) vient de s’attirer les foudres, voire la condamnation de la Fédération des télévisions communautaires du Québec et de plusieurs autres gestionnaires œuvrant au sein d’OSBL.

Mise au pied du mur par Vidéotron, qui menace de lui couper les vivres si elle ne se conforme pas aux exigences d’une télé communautaire, la TVRL est pointée du doigt par plusieurs municipalités et surtout par la Télévision des Basses-Laurentides, principale victime de cette histoire.

En effet, la TVRL vient de déposer une licence au CRTC qui lui permettrait de couvrir les municipalités de Laval, Sainte-Thérèse, Oka, Deux-Montagnes, Boisbriand, Saint-Eustache, Blainville, Rosemère, Lorraine et Bois-des-Filion.

Prétextant que ces dernières étaient négligées par la Télévision des Basses-Laurentides, la TVRL a tenté d’appuyer ses démarches auprès des villes et municipalités concernées en leur demandant de la soutenir. Une action qui a généré étonnement et confusion auprès des divers services de communication des villes des Basses-Laurentides.
«J’ai reçu un courriel demandant d’appuyer leur demande. Le courriel en question stipulait que la demande faisait suite à une discussion au préalable. Or, il n’en est rien», de mentionner Julie Lachapelle, représentante des communications de la Ville de Deux-Montagnes.
«Ce diffuseur prétend que les villes de la MRC de Thérèse-De Blainville font partie de la grande région de Laval. C’est complètement ridicule et révoltant pour les citoyens qui sont fiers de leur appartenance aux Laurentides», d’ajouter le président de la TVBL, André Marion.

Mémoire

Un mémoire, déposé le 12 novembre dernier par la Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, laisse entendre, entre autres, que la TVRL montre des liens «inquiétants» entre ses dirigeants et des entreprises privées de production, que des décisions d’affaires ont été prises et qu’elles serviraient les intérêts des membres de la famille Cuggia (NDLR: fondateur de la TVRL, Francis Cuggia).

Un autre mémoire, déposé cette fois par la Télévision du Grand Laval (une télé qui s’est constituée pour faire contrepoids à la TVRL et qui espère pouvoir diffuser le canal communautaire de Vidéotron d’ici quelques mois) se montre également en totale opposition à la demande de la TVRL.
«Depuis la fondation, et le tout début de TVRL, Francis Cuggia a toujours tout dirigé, décidé, ordonné et cela, peu importe ses titres de fondateur, président, vice-président et/ou directeur général. Il a créé et s’est servi de firmes qui lui sont liées de très près et dont il a toujours assumé directement ou indirectement un contrôle absolu. Nous parlons ici, mais limitativement d’entreprises privées de production appartenant à la famille de M. Cuggia et qui produisent pour TVRL. Ainsi, bien que s’affichant sous l’apparence d’un organisme sans but lucratif, TVRL sert davantage, sinon même exclusivement, les intérêts de quelques personnes et entreprises liées», peut-on lire dans le mémoire.

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