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Un Requiem jubilaire

Photo Yves Déry

Un Requiem jubilaire

Les Chanteurs de Sainte-Thérèse

Ils n’étaient au début qu’une poignée de choristes masculins pour assurer le service liturgique, à la paroisse de Sainte-Thérèse. C’était en 1961 et Jean-Pierre Guindon avait alors baptisé l’ensemble les Chanteurs de Sainte-Thérèse.

Samedi dernier, avec la participation des femmes et quelque 250 musiciens, le directeur du chœur montait au lutrin pour diriger le Gloria, en hommage au cinquantenaire de l’ensemble vocal.

L’église Sainte-Thérèse d’Avila était évidemment remplie pour cette grande soirée jubilaire à laquelle prenaient part l’Orchestre Philharmonique du Nouveau-Monde et le chef Michel Brousseau, ainsi que le Chœur Philharmonique du Nouveau-Monde.

Nous vous laissons imaginer la nef bondée de musiciens et de choristes afin d’accompagner la soprano Maria Knapik, la mezzo-soprano Renée Lapointe, le ténor Enrique Pina ainsi que le baryton Jeffrey Carl.

Le directeur fondateur des Chanteurs de Sainte-Thérèse avait donc l’insigne honneur de diriger le Gloria de Vivaldi, en première partie de programme, pour ensuite céder le lutrin à Michel Brousseau, après l’entracte, afin de célébrer la Messa da Requiem, de Verdi.

«Cette œuvre grandiose demande des solistes de haut niveau ainsi qu’une grande masse chorale et orchestrale. Ensemble sur scène, ce soir, nous nous donnons le défi de rendre justice à cette œuvre magistrale» en dira le chef Brousseau. Ce qui fut fait avec brio.

Il y a bien évidemment des choristes dans l’appellation les Chanteurs de Sainte-Thérèse, mais aussi une ville dont on rappelait les noms de René Robert, Jean Blanchard et Élie Fallu (toujours présent), ainsi que l’actuelle mairesse, Sylvie Surprenant, tous supporteurs de l’ensemble choral au fil des décennies.

Parmi les grands moments historiques des Chanteurs de Sainte-Thérèse, on retiendra le concert d’inauguration du Studio 12 de Radio-Canada, sous la direction de Gilles Poirier, de même que la grande messe pour choeur et orchestre de Jacques Hétu, avec l’Orchestre Métropolitain, sous la direction de Otto Werner Müller, diffusée à Radio-Canada, ainsi que la création du Te deum de Clermont Pépin pour l’ensemble térésien.

À cinquante ans, les Chanteurs de Sainte-Thérèse sont donc en excellente santé et d’une exaltante vigueur.

Et pourquoi donc une telle réussite artistique à Sainte-Thérèse? Sans doute ce mot de Jean-Pierre Guidon, dans le programme de la soirée, donne-t-il la réponse: «Le mouvement éveillera-t-il une prise de conscience plus grande par rapport à la formation musicale dans nos écoles?», questionnait le chanteur, lui-même diplômé du Conservatoire de musique du Québec à Montréal, ainsi que de l’école de musique de Westmount.

La maison Atma terminait récemment l’enregistrement des deux messes de Théodore Dubois, à l’église Saint-Jean-Baptiste, et c’est pour diffusion internationale. Voilà ce qu’est devenu le rayonnement des Chanteurs de Sainte-Thérèse.

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