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Un gars du peuple

(Photo Yves Déry)

Un gars du peuple

Boom Desjardins

Avec sa voix rauque et son physique de bon gars, Boom Desjardins tient plus du voisin d’à côté que de la vedette rock. Et ça tombe bien, puisque c’est exactement ce qu’il cherche à faire.

De passage au Théâtre Lionel-Groulx le 3 avril dernier dans le cadre de la tournée On se ressemble tant, le chanteur mentionne souvent ce désir de «faire partie de la gang», à l’aise devant comme parmi son public. C’est donc à un concert des plus conviviaux qu’il nous a été donné d’assister et de participer, pour certains spectateurs.

La soirée débute très bien avec le sympathique Richard Petit, qui nous offre ses textes poétiques et imagés, tantôt rigolos tantôt plus sombres. Accompagnée par l’énergique Émily Bégin pour les dernières pièces, cette première partie est placée sous le signe de la décontraction et d’une grande complicité. Après une jolie reprise de I Wanna Hold your Hand, le duo conclut avec l’ensoleillée C’est le printemps, reprise de Richard Petit par lui-même, et dont des copies étaient gratuitement distribuées au public. C’est sous les applaudissements nourris d’une foule bien réchauffée qu’ils quittent la scène, laissant la place à la tête d’affiche Boom Desjardins. Ce dernier est accueilli avec beaucoup de chaleur et entonne immédiatement Je t’aime comme je suis de sa voix de gorge reconnaissable entre toutes. Sincère et expressif, il aborde l’importance de la musique dans sa vie dans une interprétation sentie d’Au nom de la musique, le réconfort du foyer avec J’reviens chez nous, le passage du temps avec J’veux pas vieillir. Les chansons de La Chicane sont également au menu, pour le grand plaisir des fans de la première heure qui ne se font pas prier pour chanter en chœur Calvaire, Juste pour voir le monde, Tu me manques, Jusqu’à dimanche et Tu peux partir.

Véritable gars du peuple, Boom Desjardins a écrit l’album On se ressemble tant en se mettant dans la peau d’un peu tout le monde, tentant de dépeindre des situations dans lesquelles tous peuvent se reconnaître. C’est ainsi que sont nées des pièces telles la chanson-titre, abordant les relations souvent difficiles entre parents et adolescents, ou encore La photo de bonheur et son portrait peu reluisant des dernières années de vie d’une personne âgée en foyer. L’auteur-compositeur-interprète choisit de se mettre dans la peau des personnages qu’il crée dans ces chansons, ce qui semble le rendre plus proche encore de son public. Accessible et rassembleur, Boom recherche le contact direct avec les spectateurs. Descendant dans la foule, il serre des mains, danse avec les dames, leur chante la pomme. Une fan est même conviée sur scène pour jouer des percussions sur Viens donc m’voir. Généreux comme pas un, Boom Desjardins accorde à un jeune garçon, Isaac, d’interpréter sa chanson préférée Miss Mabouya, qui ne fait habituellement pas partie des pièces prévues au concert. Non seulement le chanteur accède-t-il à sa demande spéciale, mais il invite également Isaac à venir chanter avec lui pour un moment vraiment spécial!

C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles Boom Desjardins hante les ondes radiophoniques depuis dix ans avec des succès en chaîne. Car si ses textes ne sont pas les plus subtils ou les plus recherchés, ils ont le mérite de venir du fond du cœur et d’être chantés avec sincérité par un artiste chaleureux et généreux.

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