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Travail rigoureux, résultat colossal

Travail rigoureux, résultat colossal

Requiem et Délivrance

Le montage du concert était tout à fait exceptionnel et son sujet absolument unique, alors que quatre chœurs accompagnés par l’Orchestre philharmonique du Nouveau Monde (OPNM), sous la férule du chef Michel Brousseau, interprétaient le Requiem de Fauré et pour la première fois en terre d’Amérique, la Messe de la Délivrance, de Théodore Dubois.

C’étaient donc deux compositeurs contemporains d’une même époque, soit le tournant des XIXe et XXe siècles, que l’on faisait revivre avec ferveur, samedi dernier, à l’église Sainte-Thérèse-d’Avila, devant une foule littéralement subjuguée par les quelque 250 voix qui ont fait frémir les colonnes du temple.

Les promoteurs de ce spectacle rarissime étaient en fait les Chanteurs de Sainte-Thérèse, lesquels se sont acoquinés à trois autres chœurs, soit ceux de Tremblant et d’Ottawa, en plus du Chœur philharmonique du Nouveau Monde, alors que la soprano Maria Knapik et le baryton Marc Boucher entonnaient les partitions solistes.

Il faut préciser le fait que le chef Michel Brousseau s’est pleinement investi dans l’œuvre de Théodore Dubois, au point d’avoir accès aux partitions par l’intermédiaire du petit-fils du compositeur, et qu’un résultat aussi colossal témoigne d’un travail rigoureux, qui a commencé avec le chef, dont l’enthousiasme pour le compositeur français a contaminé chacun des interprètes.

La quarantaine de musiciens de l’orchestre étaient donc entassés tels des pingouins sur la banquise de la nef, le nombre des choristes débordant jusqu’à prendre place dans le balcon du jubé et c’est heureusement devant une salle tout aussi comble que cet évènement musical appelait chacun à l’élévation, sinon spirituelle, à tout le moins mélodique.

Le Requiem est passé comme un vent de douceur à partir de Introit et Kyrie pour nous laisser In Paradisium, un véritable voyage au paradis dont l’OPNM est désormais l’agent officiel. Notamment avec le Gloria et le Sanctus, le retour après l’entracte s’est fait plus en force et en élévation, alors que la Messe de la Délivrance nous était servie en première mondiale.

La première partie faisait valoir tout l’investissement de Michel Brousseau au fil des années et la seconde nous faisait entrevoir avec bonheur la direction que le chef entend promouvoir, lui qui affectionne tout particulièrement l’opéra. Ce sont donc des années de préparation avec l’orchestre et les chœurs, mais aussi une année d’investissement dans l’œuvre de Théodore Dubois, qui ont résulté en cette soirée musicale à épingler au registre des évènements historiques de l’église mère. Il faut aussi préciser, à cet effet, que c’est la mairesse de Sainte-Thérèse, Sylvie Surprenant, qui présidait la soirée.

Si vous avez raté ce spectacle tout aussi émouvant qu’imposant, ou bien si vous voulez simplement le revoir, alors sachez qu’il sera repris le vendredi 5 juin, à l’église Saint-Jovite, à Tremblant.

Voilà dix ans que Michel Brousseau agit, entre autres, comme directeur artistique des Chanteurs de Sainte-Thérèse, un chœur semi-professionnel dont les réalisations s’avèrent tout à fait géniales, avec un concert annuel pour l’année 2009 unique au monde.

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