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Soirée de découvertes: captivant Kim Churchill

Kim Churchill transporte les spectateurs dans un univers sonore envoûtant.

Soirée de découvertes: captivant Kim Churchill

Le cabaret de l’église Sacré-Cœur est un lieu aux horizons des plus variés, où les spectateurs sont privilégiés par le contact étroit et familier que permet la salle et sa formule. Le cabaret sert parfois d’espace intime à partager avec des artistes établis et depuis longtemps admirés, alors qu’à d’autres occasions, il devient plutôt un écrin pour des bijoux de découvertes.

C’était d’ailleurs le cas samedi le samedi 24 novembre, alors que  l’australien Kim Churchill était de passage à Sainte-Thérèse pour enchanter un public avide d’un son nouveau.

Né en 1990 dans le petit village côtier de Merimbula, Kim Churchill gratte la guitare depuis l’âge de quatre ans. Après avoir suivi une formation musicale classique pendant une dizaine d’années et obtenu son diplôme d’études secondaires, il rassemble son courage et décide de partir à la conquête du monde, armé de sa guitare et de ses chansons.

Aujourd’hui, Kim Churchill se fait plutôt homme-orchestre, alliant son doigté vertigineux à l’harmonica et aux percussions, instruments qu’il opère simultanément d’une manière fort habile et fluide, alors qu’il transporte les spectateurs dans son univers sonore envoûtant.

Chaque pièce y est un paysage au relief accidenté, irrégulier. La douceur côtoie la force comme une plaine rencontre abruptement une montagne, les notes semblables au murmure d’un ruisseau qui deviendrait subitement une chute déversant bruyamment des trombes d’eau.

Il y a d’ailleurs quelque chose de marin dans les chansons de Kim Churchill, une atmosphère trouble, des effets de voix évoquant la sirène d’un bateau, le chant d’une baleine. Il y a la liberté du voyage, aussi, de même que la mélancolie de l’éloignement et la nostalgie du retour, qui se retrouvent au cœur de ses textes.

L’artiste vogue de rythme en rythme, passant du rock au folk et au blues, explorant les contrastes pour créer une tapisserie aux couleurs riches, au tissage complexe, vibrant et vivant. L’introspection se mesure aux éclats de voix et les notes délicates aux percussions entêtantes, ces nuances se métissant avec adresse dans des pièces captivantes et créatives. Kim Churchill les offre avec fougue et intensité, se livrant lui-même sans ambages.

Le public, rapidement conquis, se plaît d’ailleurs beaucoup à l’écouter raconter son parcours particulier en expliquant la genèse de la plupart des chansons, le tout avec humour, un accent charmant et toute sa décontraction de surfeur australien.

En début de soirée, l’auditoire a également pu découvrir Maia Davies, aussi membre de la formation Ladies of the Canyon, qui tente cette fois l’aventure en solo avec un premier album en français, Héritage.

Celle qui, comme Kim Churchill, voyage inlassablement, a voulu recréer en musique une sorte de road trip, traduisant en chanson ses souvenirs accumulés. La route aux détours parfois inattendus, les gens rencontrés en chemin qui ont ce pouvoir insoupçonné de nous transformer, les amours qui souffrent de la distance, le bonheur de rentrer enfin chez soi, voilà ce que célèbre Maia.

Avec sa voix nuancée, son habile guitare folk, ses textes imagés et sa présence sympathique, elle s’acoquine facilement le public pour débuter de belle façon ce qui allait s’avérer une grande soirée de découverte.

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