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Sauvé par le bassiste

(Photo Pierre Latour)

Sauvé par le bassiste

April Wine

Précurseur du rock au Canada, April Wine s’est produit sur les plus grandes scènes nord-américaines et a vendu des millions d’albums. Quarante ans plus tard, le groupe tourne toujours avec à son bord, Myles Goodwyn, seul rescapé de la première heure et celui autour de qui s’est bâti le groupe.

Le jeudi 27 janvier, le groupe est monté sur la scène du Théâtre Lionel-Groulx. D’abord Goodwyn, suivi de trois autres musiciens, nommément Brian Greenway à la guitare, Blair Mackay à la batterie et Breen Lebœuf, à la basse.

Dans la salle, des fans inconditionnels occupaient la moitié des sièges. Leur enthousiasme et leurs cris auront tôt fait de faire oublier le vide des autres sièges. L’effet n’aura cependant pas duré bien longtemps. Car sur la scène, si la musique d’April Wine continue de toute évidence à ravir ses fans, la performance du leader laissait quant à elle à désirer. La démarche lasse et l’air un peu hagard de Goodwyn, sans compter sa difficulté à communiquer avec son public, auront vite rejoint la salle. Avec pour résultat (ou conséquence) un public qui s’enthousiasmait davantage aux premiers accords des pièces qu’à leur exécution en soi.

Dans un spectacle où se sont enchaînés près d’une trentaine de titres, dont les plus populaires du groupe comme Fast train, Sign of a Gypsy Queen, I like to rock, You won’t dance with me et Just between you and me, et quelques reprises, telle I can’t get no satisfaction (Rolling Stones), chantée avec aplomb par un Breen Lebœuf en grande forme, le groupe a somme toute offert de belles performances musicales, ponctuées en prime de solides solos exécutés par Greenway et Mackay.

Quant à Lebœuf, il faut reconnaître que sans lui, le spectacle n’aurait probablement pas suscité autant de réactions dans la salle. Visiblement en possession de ses moyens et le sourire accroché aux lèvres, Lebœuf a su faire chanter sa basse avec doigté et vigueur.

Jouant de sa popularité, Lebœuf a pris la parole en français, à la toute fin du spectacle, avant d’entamer Calîne de blues, d’Offenbach. Un beau cadeau qui a bruyamment trouvé preneur dans la salle. La tournée d’April Wine se poursuit de plus belle à travers tout le Canada et une partie des États-Unis. Tous les détails sur le [www.aprilwine.ca].

 

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