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Portrait d’une femme inspirante

(Photo Michel Chartrand)

Portrait d’une femme inspirante

Denise Beaudoin, députée de Mirabel

Lors d’une entrevue en compagnie de Denise Beaudoin, au Manoir de Belle Rivière — l'ancien manoir seigneurial que les Messieurs de Saint-Sulpice ont érigé au début du XIXe siècle — rénové et devenu son magnifique bureau de circonscription en 2004, nous avons appris à mieux connaître cette femme tout à fait intéressante et inspirante, faisant figure de modèle et d’exemple pour plusieurs femmes.

Denise Beaudoin est née à Lachute, le 24 février 1949, au sein d’une famille de quatre enfants. Fille d’une mère artiste et entrepreneure, d’un père notaire en plus d’être directeur de scrutin, elle a senti très jeune que les rôles traditionnels ne lui collaient pas. Témoin de ce que les femmes, en général, subissaient à cette époque, elle était inspirée par la défense de tout ce qui lui semblait une injustice.
À l’adolescence, elle devient pensionnaire chez les religieuses qui, considère-t-elle, étaient de très grandes femmes d’affaires, ayant une énorme tâche de gestion et d’administration.

Elle perd son père à l’adolescence et du coup, décide de voyager, pour ensuite entreprendre ses études en droit. Déjà une femme de caractère malgré son jeune âge, et s’entourant d’amies revendicatrices comme elle, Denise Beaudoin a été de toutes les batailles à la défense de causes qui lui tenaient à cœur, par exemple le droit à l’avortement et le droit de vote pour les femmes. Admise au Barreau en 1976, elle devient, en 1977, avocate principale, civiliste et criminaliste, régions des Basses-Laurentides et Montréal.

Un peu plus tard lui vient l’idée de devenir entrepreneure, elle qui avait un beau modèle en sa mère qui a été cofondatrice du premier Centre culturel de Lachute. À ce moment, Denise Beaudoin pratique le droit dans une étude d’avocats, dont elle voudrait bien devenir propriétaire, pour finalement devenir copropriétaire d’un centre de conditionnement physique Nautilus et de la galerie d’art Sol-Ange, à Lachute. Elle collabore à plusieurs autres projets entrepreneuriaux et continue de pratiquer le droit qui est sa première passion.

Le 27 mars 1969, le gouvernement fédéral annonce son intention de construire le nouvel aéroport international de Montréal, connu par la suite sous le nom de Mirabel. Pour donner suite à ce projet, le gouvernement libéral d’Ottawa a exproprié près de 100 000 acres des meilleures terres agricoles du Québec et, dès ce moment, les propriétaires de Mirabel, et en particulier les agriculteurs, ont vécu une situation que plusieurs ont qualifiée d’humiliante et injuste. C’est à ce moment que l’engagement tant communautaire que politique de Mme Beaudoin est devenu évident. Ressentant à la fois un profond sentiment d’injustice et de solidarité, elle devient conseillère juridique pour les expropriés de Mirabel, de 1979 à 1986, cette cause s’inscrivant comme étant l’une de ses plus grandes à l’époque. En 1985, elle devient corédactrice de l’entente de rétrocession des terres pour les expropriés de Mirabel.

Toute nationaliste qu’elle est, Denise Beaudoin a toujours été fidèle à ses croyances et ses convictions pour s’être dévouée au même parti politique depuis ses débuts, ce qui démontre sans doute son intégrité.

Elle devient une précieuse collaboratrice au Carrefour des femmes de Lachute et à la maison d’hébergement pour femmes en difficulté La Citad’Elle de Lachute, pour ne citer que ceux-là.

Pour Mme Beaudoin, la Journée internationale des femmes, s’impose comme un moment de solidarité et d’action pour un avenir toujours plus brillant, pour toutes les femmes d’aujourd’hui et de demain. L’inégalité femmes-hommes ne disparaîtra pas du jour au lendemain, la violence ne cessera pas non plus par magie, mais sur tous les fronts, il y aura toujours une femme prête à livrer une lutte constante pour des progrès marquants, comme l’a démontré Denise Beaudoin tout au long de son chemin de vie. Elle croit sincèrement que tous les espoirs sont permis, afin que les femmes prennent et occupent la vraie place qui leur revient.

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