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Pagliaro: la musique des beaux fous

Pagliaro: la musique des beaux fous

Du rock en béton armé, à Bois-des-Filion, pour la Saint-Jean

Il a beau avoir passé la soixantaine, Michel Pagliaro est de ces vedettes du rock nées à une époque où la jeunesse se voulait éternelle et, à l’instar des Mick Jagger, Robert Plant, Alice Cooper et autres survivants des années 1970, notre Pag national continue de livrer un rock en béton armé.

Celui qui chantait Et j’ai marché pour une nation était invité pour les célébrations de ladite nation, dans le parc du Millénaire de Bois-des-Filion, mercredi dernier, devant une foule qui semblait toutefois davantage attirée par la musique que stimulée par le patriotisme.

C’est fou le nombre de chansons que l’on reconnaissait dès les premiers accords et dont le nombre s’avère le plus sûr révélateur de l’âge du musicien.

Déjà à l’époque yéyé, gogo ou yaya, celle de l’émission culte Jeunesse d’aujourd’hui, Michel Pagliaro s’imposait avec les chansons Le P’tit Popy, ainsi que Avec le cœur, avec la tête, puis il y eu une production anglophone majeure qui l’amenait jusqu’aux studios Apple, avec Lovin you ain’t easy, Some sing, some dance et surtout Rainshower.

Le guitariste chanteur aura traversé la rigolade costumée des années 1960, puis survécu à l’hallucination des années 1970, suivie du spleen disco des années 1980, finalement évité le punk de la fin de siècle sans une ride sur son armure, et le revoilà toujours égal à lui-même, encore entouré de musiciens formidables qui éprouvent de toute évidence beaucoup de plaisir sur scène à jouer du Pag.

Michel Pagliaro demeure aussi l’un des rares artistes à passer aussi bien chez les francophones comme chez les Anglos, toujours avec cette même aisance, et le Montréalais revenait encore plus rock en français avec son méga hit J’entends frapper, Fou de toi et la désormais immortelle Y a une émeute dans la prison, pour ensuite ajouter Les Bombes et Dangereux.

Quoique pour certains nostalgiques ce soit encore M’lady que leur cœur d’adolescent fredonne et les Filionnois ont eu droit à ce corpus plus fort que le temps qui passe et servi par des musiciens vraiment inspirants.

Il faut dire que la sécurité était omniprésente, avec un terrain clôturé et l’interdiction des sacs à dos au passage de la petite guérite d’inspection. Le temps des folies est passé, mais la musique des beaux fous continue.

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