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Entête - Culture

Oktopus: des airs de fête

La musique a ce pouvoir tout spécial de faire plonger celui qui l’écoute dans diverses atmosphères et de générer en lui toutes sortes d’émotions, mais aussi de le faire voyager dans le temps et l’espace.

C’est particulièrement vrai dans le cas de la musique du monde, qui fait découvrir la culture d’autres pays, les traditions musicales des différents peuples. Dans cette veine, donc, la Place du Village, à Sainte-Thérèse, a vibré le 28 juillet dernier au rythme de la musique traditionnelle de l’Europe de l’Est en compagnie de la formation Oktopus.

Comme son nom le laisse présager, le groupe est formé de huit musiciens à l’instrumentation éclectique: clarinette (Gabriel Paquin-Buki), violon (Vanessa Marcoux), flûte (Marilène Provencher-Leduc), trompette (Geoffroy Cloutier-Turgeon), trombone basse (Matthieu Bourget), trombone (Patricia Darche) piano (Mathieu Bourret) et batterie (Gregory Fitzgerald).

L’ensemble, qui a vu le jour en 2010, s’est depuis produit sur les scènes de différents festivals, avant de remporter, en 2014, le premier prix du concours Les Syli d’Or de la musique du monde, puis de lancer son premier album, Lever l’encre.

S’inspirant surtout du répertoire klezmer, Oktopus s’abreuve autant d’influences du Maghreb et des Balkans que d’origines tziganes. Les musiciens interprètent des pièces traditionnelles et leurs propres compositions, de même que des musiques bien de chez nous auxquelles ils impriment ces couleurs singulières.

Le concert débute sur un violon lancinant et mystérieux. Les sonorités intrigantes et exotiques se muent bientôt en un rythme effréné et dansant, dans une ambiance festive, endiablée. Il y a quelque chose d’échevelé, de spontané dans ces airs de fête, sur lesquels on se représente sans peine des gitans s’en donner à cœur joie autour d’un feu ou encore les invités d’une noce juive dansant jusqu’au petit matin.

Ces personnages imaginaires prennent bien vite les traits des musiciens du groupe, tant leur plaisir est évident, tant ils ont absorbé la richesse de ces traditions musicales. Ce faisant, ils nous convient aussi aux festivités, invitant au passage Pierre Lapointe ou Félix Leclerc, aux œuvres desquels les musiciens ont ajouté leur grain de sel. Ils revisitent ainsi, entre autres, Le p’tit bonheur, en imaginant l’arrivée au Québec de ces musiciens nomades d’il y a quelques centaines d’années.

Captivantes, dépaysantes, les pièces prennent tour à tour des nuances arabisantes, voire mélancoliques, lentes et pesantes, avant de reprendre une cadence galopante, un rythme irrésistible. Oktopus explore les textures sonores, les nuances délicates, tout en gardant en tête le côté festif de la musique klezmer, que l’on peut également sentir lors des interventions teintées d’humour du leader avec la foule. Cette dernière a d’ailleurs droit à un instant privilégié avec la formation, alors que l’octuor quitte la scène pour jouer parmi les spectateurs, le temps d’un petit moment de magie «à l’ancienne».

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