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Nouveau piano et jeunes pianistes

(Photo Yves Déry)

Nouveau piano et jeunes pianistes

Soirée-bénéfice des Chanteurs de Lorraine

Il est rare qu’une soirée-bénéfice débouche sur un spectacle homogène et encore plus qu’on y soit impressionné de bout en bout par des interprétations musicales très relevées. C’est pourtant ce que les Chanteurs de Lorraine nous ont offert, samedi dernier, avec la pianiste Ève Bourgouin comme animatrice.

C’était donc au centre culturel Louis-Saint-Laurent que les mélomanes de Lorraine se donnaient rendez-vous, afin de financer l’acquisition de leur piano à queue de marque Yamaha, certes, mais surtout y être émus par des performances instrumentales et vocales vraiment très relevées.

C’est d’abord la relève musicale et plus précisément pianistique qui étonnait l’assistance avec Félycia Beauchamp, qui s’évertue sur l’ivoire depuis trois ans. À douze ans à peine, Félycia a déjà brillé dans nombre de concours, un talent que son interprétation de Invention No 4 en ré majeur, de Bach, nous confirmait pleinement.

Puis Camille Riopel lui succédait au clavier en interprétant, du même compositeur, Invention No 15 en si mineur, elle aussi avec brio. Le pianiste Alexandre Hélie, que nous vous avions présenté avec enthousiasme, générait de vives réactions à la conclusion de Fantaisie-Impromptue, Op. 66 en do dièse majeur.

On a ensuite entendu Le Cygne, de Saint-Saëns, avec la violoncelliste Andréanne Poupart, en compagnie d’Ève Bourgouin, cette dernière concluant avec toute l’amplitude d’un orchestre dans la Symphonie Op. 67 en do mineur (4e mouvement), de Beethoven. Et il y eut aussi l’élévation de la clarinette de Martin Gauvreau dans Le Carnaval de Venise.

Tous ces musiciens sont revenus en deuxième partie et, à cette jeunesse exaltante, se sont ajoutées l’expérience et la rigueur de la chanteuse Sandra Penner, avec Sometimes I Feel Like A Motherless Child, une délicieuse mélopée qu’on a écoutée comme une prière. Plutôt que de rompre avec l’atmosphère instrumentale, la chanson a consolidé cette représentation avec Send in the clowns, une très belle interprétation de Nancy Larocque.

Jaëlle Arcand qui compte 17 années de vie, dont 12 de piano, s’ajoutait au retour de la pause avec deux pièces très appréciées, dont La Leçon de Piano, qui succédait à La Liste de Schindler, interprétée par Andréanne Poupart au violoncelle, dans un beau moment d’hommage cinématographique.

Parlant cinéma, l’idée d’installer deux écrans géants avec une caméra braquée sur le clavier du Yamaha était du beau-frère (Pierre, je vous l’ai déjà présenté) et il faut dire que ces écrans nous permettaient d’apprécier la fabuleuse dextérité des pianistes, ce qui ajoutait au plaisir du spectateur.

Un mot gentil pour souligner la finesse de l’animation d’Ève Bourgouin, notamment pour son aspect historique, laquelle agit aussi comme pianiste répétitrice de la chorale dirigée par Sandra Penner.

Le bilan final de cette activité de financement n’était pas encore complété au moment d’écrire ces lignes, mais les dernières nouvelles confirment que l’on aurait atteint l’objectif préalable de 5 000 $.

Il y avait aussi quelque chose de rassurant pour la présidente d’honneur du concert et aussi conseillère déléguée à la culture et aux communications, Michèle Tremblay, et c’était de constater toute l’implication des Chanteurs de Lorraine dans le financement dudit piano, ainsi que le plaisir qu’il procure à ses administrés.

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