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L’univers de Lynda Lemay

(Photo Hugo Vincent)

L’univers de Lynda Lemay

Chanson

Je dois vous avouer ne pas tellement aimer Lynda Lemay, pas comme ses admiratrices en tout cas, mais je n’en dirai quand même que du bien: que ses textes sont bons avec d’excellents musiciens et comme tout le monde, je m’étonnerai de son incroyable faculté à développer des thèmes en rimes sur des musiques.

Mais je dois quand même préciser que c’est de poésie narrative dont il est question dans son tout dernier spectacle, comme sur le plus récent de ses disques ainsi que tous les autres. Et qui dit narration pense structure, ce qui nous approche dangereusement de la formule.

On faisait donc salle comble, jeudi dernier au Théâtre Lionel-Groulx, pour accueillir l’auteure, compositrice et interprète, une sérieuse assistance dont la majorité des spectateurs avaient de 40 à 60 ans, avec des pointes vers les 70. Deux chansons, d’ailleurs, parmi celles qui ont suscité les plus fortes impressions dans l’assistance, traitaient de la mort d’un enfant et d’une centenaire.

Personnellement, c’est le côté fille dans l’univers exclusivement de Lynda Lemay qui me laisse en plan. Le romantisme de la petite fille timide qui grandit dans une maison pleine d’amour… bof! on dirait que j’ai vite envie d’autre chose.

Les textes sont en rimes croisées et l’auteure tricote autour du thème en faisant appel à quelques analogies. Pas besoin de compter les pieds quand c’est chanté et il faut dire que la fille joue habilement avec les mots, en trouvant par assonances tout le fondement narratif de ses chansons.

Personnellement, il n’y a aucune chanson de Lynda Lemay qui m’apparaît vraiment forte, mais tout ce qu’elle écrit se tient. Pour le reste, c’est la façon de chanter avec une diction limpide et beaucoup de hauteur dans la voix qui permettent à ses textes de bien vivre, tandis qu’elle livre ses chansons de manière souvent déclamées.

Son dernier disque, intitulé Blessée, compte pas moins de 19 titres, c’est vous dire que l’aspect prolifique de Lynda Lemay est intact et que la formule tourne à fond.

Éric Lapointe et Isabelle Boulay

À venir dans la grande salle du Théâtre Lionel-Groulx, d’abord Éric Lapointe, le jeudi 23 septembre, avec son rock francophone bien structuré par Roger Tabra et quelques autres compositeurs, et solidement interprété par des musiciens triés sur le volet pour accompagner le guitariste Stéphane Dufour, son collaborateur de la première heure.

C’est une tout autre clientèle qui remplira la salle de la rue Duquet, le samedi 2 octobre, alors que celle qui fut sept fois en nomination comme interprète féminine à l’ADISQ, nulle autre que Isabelle Boulay, viendra livrer son spectacle aux accents folk.

On réserve sur Admission et vous pouvez communiquer au 450-434-4006 pour davantage de renseignements. Toute la programmation est accessible sur le site [www.theatrelg.com].

 

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