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L’essentiel

Photo Pierre Latour: Le légendaire Bob Walsh, en compagnie du guitariste Christian Martin, au centre culturel Louis Saint-Laurent.

L’essentiel

Bob Walsh

C’était une nouvelle soirée cabaret au centre culturel Louis Saint-Laurent ,alors que le légendaire Bob Walsh, en compagnie du guitariste Christian Martin et du contrebassiste Jean Cyr, foulait le sol Lorrainois.

Qui dit soirée cabaret dit bien sûr ambiance décontractée et contact privilégié avec l’artiste. Cependant une portion de l’auditoire semblait avoir du mal à concilier ces deux aspects, la décontraction prenant parfois le dessus, de telle façon qu’un bourdonnement constant de bavardages et de rires nous forçait à tendre l’oreille, concentrés, pour bien entendre la musique et surtout les propos de Bob Walsh. Mais ce même public, étrangement paradoxal, criait spontanément son appréciation, battant la mesure d’airs qu’il ne semblait même pas écouter…

Walsh et ses complices ne semblent toutefois pas trop s’en formaliser, décidant plutôt de savourer chaque minute sur scène. Dès les premiers instants où la voix du chanteur et guitariste se fait entendre, avec ses nuances qui la font passer d’une douceur veloutée à un éclat rappelant les cuivres, elle emplit l’espace, faisant paraître le plateau trop petit pour contenir ce monument du blues au Québec.

Pieds et mains s’agitent sur le rythme rapide de la basse appuyée, les têtes se balancent doucement lorsque le rythme se fait plus langoureux.

Chacun dans leur bulle musicale, les artistes demeurent connectés l’un à l’autre pour une House of the Rising Sun douloureusement belle, où la retenue se mesure à l’éclat, où la contrebasse devient lancinante, alors que Jean Cyr en chatouille les cordes avec un archet. On ressent parfois une écoute plus active du public, atteint par une douceur tristement lumineuse qui évoque la fin d’un film, ou encore la mélodie accrocheuse et ensoleillée de Inside I am all Blue, qui fait sourire et rappelle les beaux jours d’été.

Born in Chicago débute la seconde partie du concert avec un groove dansant qui cède bientôt sa place à la sombre For What it’s Worth. La foule, en mode très festif, ne se fait bientôt pas prier pour mettre son grain de sel à une version des plus entraînantes de Hit the Road Jack, donnant même la chair de poule à un Bob Walsh plus que satisfait de la performance de cette chorale improvisée.

La voix incroyable du chanteur se fait langoureuse et ombrageuse pour une superbe Ain’t no Sunshine, puis reprend un ton enjoué pour If you Wanna Love Me, avant de conclure le spectacle, éraillée et alanguie, pour un blues sensuel aux notes languissantes et au crescendo final intense. Un rappel réclamé avec force nous fait entendre une magnifique Georgia on my Mind, une émouvante You are so Beautiful malgré tout dédiée à un public un peu ingrat mais enthousiaste, avant de clore le tout par Snow Falling Grey Day.

Généreux, Bob Walsh souligne tout au long de la soirée les performances de Christian Martin et Jean Cyr, dont les solos sont très prisés du public. Passionné, inspiré, amoureux du blues mais homme de peu de mots, l’artiste va à l’essentiel, la musique, pour nous offrir un concert à son image.

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