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Les Dales Hawerchuk: du tonnerre!

(Photo Yves Déry)

Les Dales Hawerchuk: du tonnerre!

Musique

Étonnant que la petite salle du Carrefour étudiant du Collège Lionel-Groulx tienne encore debout! En effet, le vendredi 24 avril dernier, la joyeuse bande des Dales Hawerchuk y a livré un concert du tonnerre où les décibels emplissaient le moindre recoin de l’endroit.

Profitant d’un public peu nombreux pour se permettre plus de libertés sur scène, la formation du Lac-Saint-Jean nous a en mis plein les oreilles, à coup de guitare lourde, de basse appuyée, de batterie fracassante et de voix puissante.

Les Dales sont précédés sur scène du trio Quiet Conspiracy, qui nous inocule une bonne dose d’un punk rock énergique et festif, parfois teinté de rythmes ska. Compositions (Punk Rock Song, Blinded Vision, Freedom, pour ne nommer que celles-là) et reprises de reprises (Aux Champs Élysées de Joe Dassin, dont les Californiens NOFX ont déjà présenté une relecture, il y a quelques années) sont au rendez-vous pour cette première partie rafraîchissante où le groupe lavallois prend de plus en plus d’assurance et de cohésion tout au long de sa performance. Ces sympathiques jeunes hommes cèdent bientôt leur place aux têtes d’affiche de la soirée, qui sont accueillies chaleureusement par un public formé de fans, d’amis et de néophytes. On débute en force, les chansons sont courtes et punchées, sonnant toujours comme une tonne de briques. Très rock, à plein volume, des pièces telles que La danse du papillon, Le king du triple swing, Le reel du ti-minou et autres Cage aux folles se succèdent avec rythme, les paroles scandées par une poignée de spectateurs enthousiastes. Entre celles-ci, les gars plaisantent avec le public, racontent d’innombrables anecdotes, s’embêtent les uns les autres dans une atmosphère décontractée à travers laquelle leur complicité semble exacerbée, particulièrement chez les frères Sylvain et Sébastien Séguin, tous deux à la guitare et à la voix.

Les musiciens s’amusent ferme, s’en donnant à cœur joie à courir, sauter et s’égosiller sur le minuscule plateau qui semble avoir peine à contenir toute l’énergie déployée. Les Dales Hawerchuk nous offrent des rythmes agressifs, flirtant parfois avec le blues, le country et même le rap, mais dont les racines sont résolument rock. On envahit même la piste de danse dès les premières mesures de Dale Hawerchuk et on y retourne pour se déchaîner de plus belle sur Mais où est donc Carnior? L’humour est toujours au rendez-vous avec les Dales, que ce soit dans les textes ou les interventions entre les pièces, et l’on rigole bien en compagnie de ces gars qui visiblement ne se prennent pas au sérieux, ce qui ne les empêche aucunement de livrer une marchandise de qualité à un public chanceux qui en reçoit beaucoup plus que pour son argent.

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