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L’Émergence a un lieu

(Photo Yves Déry)

L’Émergence a un lieu

Avec Visionn’Arts

La formule du Grand Spectacle de l’Émergence a toujours été porteuse. C’est son lieu, le Théâtre Lionel-Groulx, qui ne convenait pas à ce concert collectif des meilleurs émules de Visionn’Arts.

Or, voilà que les dimensions de la petite salle de l’église Sacré-Cœur convenaient parfaitement à cette Émergence toujours ravissante.

Une plus petite salle, donc, et un public visiblement entiché de ces musiciens, tous des gars cette année, qui revoient les conventions et bousculent les idées reçues avec talent à force de créativité, avec la Loi des Cactus pour parrainer cette soirée qui se déroulait vendredi dernier, 8 mai.

Pour ouvrir superbement cette septième édition, il y avait Félix-Antoine Vallières et ses chansons vraiment bien ficelées. Les textes sont denses comme ce qu’il se fait de mieux dans le hip-hop et son groupe de musiciens est visiblement soudé à ses motifs de guitare étonnamment accrocheurs. Les contretemps reggae à la guitare du chanteur sont très accrocheurs et la beauté de la voix, jumelée à ce talent instrumental, révèle un talent exceptionnel, d’autant plus que les textes sont du même niveau. Il a définitivement été la révélation de cette édition, même si les autres se sont avérés très intéressants.

Le groupe JohnE5 venait ensuite avec une inventivité absolument captivante; c’était moins maîtrisé que leur prédécesseur, quoique tout aussi prometteur. Leur pièce Comment ça va Marc Hamilton commence à tourner et leur énergie musicale sur scène est tout à fait remarquable. On y retrouve nommément Jonathan Gauthier, Charles Dauphin et Yannick Brousseau, et ce trio déjà impressionnant est un cheval fou qui pourrait aller vite et loin.

Le batteur Nicholas Jarret, le contrebassiste Daniel Moranville et Guillaume Rochon au clavier ont relancé le spectacle après une courte pause et leur groupe No son Cubanos a encore une fois brillé, notamment en connectant la musique cubaine aux grands titres classiques, un petit trio qui réussit chaque fois à transporter son auditoire côté soleil.

Sitôt leur prestation terminée sous les acclamations d’une foule enthousiaste, le batteur Nicholas reprenait sa place au cœur de la Loi des Cactus pour la prestation du groupe parrain. Le chanteur guitariste Olivier Gendron R. délaissait donc l’animation de la soirée pour reprendre son rôle dans la formation avec son frangin Martin, le trompettiste David Marchand et Philippe DaSilva à la guitare pour jouer leurs tubes Envolée, ainsi que Babylone Resistance Sound System avec toute l’énergie qui fait de LLDC l’un des groupes les plus populaires dans les cégeps.

On ne peut donc que féliciter Julie Lauzon et son équipe de Visionn’Arts pour cette soirée musicale dont les rythmiques se sont bellement mariées pour en faire un spectacle tout de même homogène, ce qui est toujours la grande difficulté de ces collages de talents.

Rappelons que Visionn’Arts est une branche autonome du Théâtre Lionel-Groulx vouée à la promotion des artistes de la région, tant en musique qu’au chapitre des arts visuels, comme de la vidéo. Il faut aussi souligner que le spectacle de l’Émergence a dorénavant deux moutures, l’une pour les Laurentides et cette dernière pour les Basses-Laurentides. Or, et sans flagornerie, cette dernière fut la plus impressionnante.

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