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Léandre Dusseault ou l’exceptionnelle expérience d’un bluesboy filionois

Musique

C’est une semaine de rêve qu’a vécue Léandre Dusseault, jeune saxophoniste de 13 ans de Bois-des-Filion, du 28 juin au 4 juillet, au cégep du Vieux-Montréal, lors de la cinquième édition du Camp de blues, un genre de stage musical immersif.

Avec une cinquantaine d’autres apprentis musiciens triés sur le volet au terme d’auditions réunissant plus de 400 jeunes des quatre coins du Québec, en mai dernier, Léandre Dusseault a côtoyé des artistes de blues de grand renom qui ont su, lors d’ateliers, partager et communiquer leur savoir et leur passion pour le blues. Parmi ceux-là figuraient le guitariste et chanteur canadien Matt Andersen, l’harmoniciste Jim Zeller, qui a jammé avec eux quelques instants, ainsi que l’incontournable batteur Bob Harrison.

Toute la semaine durant, Léandre a pratiqué et peaufiné son jeu au saxo, accompagné par sept autres filles et garçons de son âge, sous l’œil et les oreilles attentifs d’un groupe de professeurs aguerris (parmi lequel comptait le tromboniste Serge Arsenault, enseignant en musique au collège Lionel-Groulx).

Le cadre fraternel et amical dans lequel les séances d’apprentissage, bien qu’exigeantes, se déroulaient a fait réaliser à Léandre combien la musique rapproche les gens de tous les milieux et de tous les âges, bien au-delà de la discrimination.

Tout ça en vue du point culminant de la semaine: un concert sur une grande scène extérieure du Festival international de jazz de Montréal, devant une foule frisant les 20 000 adeptes. «Ce fut tout un trac à apprivoiser, moi qui n’avais joué que devant tout au plus 2 500 personnes. C’est vraiment impressionnant», a commenté le Filionois, lors d’une brève entrevue.

«C’est l’expérience qui m’a apporté le plus de fierté jusqu’ici, depuis le début de mon parcours musical. Si je le pouvais, je recommencerais immédiatement», a-t-il laissé savoir.

C’est donc avec la volonté claire d’incarner l’esprit du blues que Léandre et les membres de l’octette, baptisé les Old Hats pour l’occasion, se sont produits. «À les entendre et à les voir jouer avec autant de fougue et d’âme, on avait du mal à croire que ces jeunes n’évoluaient ensemble que depuis une semaine», a pour sa part mentionné Claire-Andrée Lefebvre, une voisine et amie de Léandre qui a voulu témoigner de la prestation.

Loin d’être aveuglé par le fait que pour beaucoup d’appelés, peu sont élus, pour qui veut faire de la musique une carrière professionnelle, Léandre Dusseault tend du moins à démontrer par son cheminement que le talent allié aux efforts et à la détermination porte toujours ses fruits.

C’est sous la tutelle de Gilles Boulet, un professeur passionné, réputé pour aider les jeunes à constamment repousser leurs propres frontières, que Léandre a fait ses premières classes en musique. Il faisait alors partie de l’Harmonie de l’école Le Rucher, à Bois-des-Filion, et ce, durant ses trois dernières années de niveau primaire. Il a ensuite opté pour la formation musicale intensive à la polyvalente Sainte-Thérèse et s’est joint à l’orchestre jazz de l’établissement scolaire, en plus de s’inscrire dans l’harmonie Omnigamme qui donne dans la musique populaire. Se lançant toujours dans de nouvelles explorations musicales, il a aussi formé avec des amis, un groupe punk-rock, les Disconnected Blind.

En bref, l’exemple de quelqu’un qui contraste nettement avec le discours catastrophiste dépeignant trop couramment les adolescents comme des êtres désabusés, sans but, ni passion.

 

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