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Le monde est petit…

(Photo Michel Chartrand)

Le monde est petit…

Questions nationales à Ciné-Groulx

Grande présentation politique que celle du 15 octobre de Ciné-Groulx, alors que l’animateur Frédéric Lapierre recevait les cinéastes Roger Boire et Jean-Pierre Roy, afin de présenter leur documentaire intitulé Questions nationales.

Voir le Québec dans l’objectif du film Questions nationales, c’est comme regarder le monde sur Google Earth. On tasse la souris et l’on fait le focus sur l’œil du Québec, puis on plisse les yeux jusqu’à voir les avenues apparaître: tiens, celle-là, c’est l’avenue Souveraineté et puis l’autre, c’est l’autoroute du Fédéralisme qui traverse le Canada de bout en bout, et le Québec en plein cœur.

Et puis on reprend de l’altitude pour redescendre sur l’Écosse et trouver la même avenue de l’Indépendance. On dirait le même chemin. Un léger mouvement du curseur et voilà les Wallons sur l’avenue Double Allégeance avec la Belgique.

Comme c’est étrange une identité nationale, plus on regarde loin et davantage on se voit proche.

Et le documentaire atteste que le monde est petit, même s’il compte 111 nouveaux pays depuis 50 ans. Mais pas le Québec. Le film laisse la question cheminer sans parti pris, en braquant son objectif sur les acteurs des grands moments, d’un côté comme de l’autre de la rue.

Landry, Dion et nombre de chantres de la dualité canadienne ont répondu à l’appel des documentaristes, sauf Pauline Marois. Elle avait déjà accepté, mais l’accession à la chefferie l’a refroidie. La politique était désolante, mais pas dans la réalité.

Parce que dans la vraie vie, il y a eu une discussion animée par Frédéric Lapierre et le député René Gauvreau s’est levé pour parler souveraineté, avec un argumentaire solide qui bénéficiait de la réflexion du film. On s’étonnait d’entendre combien le discours indépendantiste pouvait encore s’avérer pertinent, voire exaltant.

Dans l’assistance aussi, les remarques et les questions ont gardé les deux cinéastes occupés un long moment, puisque leur film explore nombre de sujets sans jamais les clore, tout à fait à l’image même de leur objet cinématographique.

Tout au long du documentaire qui dure quarante ans (dans la vraie vie c’est 90 minutes), c’est comme lorsqu’on était ti-cul et qu’on montait debout sur le comptoir pour voir la cuisine autrement. La même chose, mais différemment. Les deux vidéastes ont réussi à voir l’improbable pays sous un autre angle, dans une perspective plus large que celle des débats de l’Assemblée nationale sur le libellé de la question.

Let the right one in, le 29 octobre à 19 h 30

Les amateurs de films d’auteur comme les irréductibles de l’Halloween seront servis au même buffet cinématographique, le jeudi 29 octobre, alors que Ciné-Groulx présentera Let the right one in, du Suédois Thomas Alfredson, mais avec sous-titres français.

Gagnant de trois prix au festival Fantasia, dont celui de meilleur film, l’histoire de Oskar, 12 ans, un rejet qui s’acoquine avec une voisine vampire, s’avère à la fois un thriller efficace doublé d’un grand film d’auteur.

Ciné-Groulx est présenté au Cinéma Sainte-Thérèse, au 300, Place Sicard, le prix d’entrée n’est que de 5 $ et le film dure 110 minutes.

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