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Le Journal intime d’Hélène Blackburn

Susan Paulson, l’une des interprètes de Journal intime, une chorégraphie d’Hélène Blackburn, qu’on pourra voir sur la scène du TLG, vendredi prochain.

Le Journal intime d’Hélène Blackburn

Une production de la compagnie Cas public

Ce vendredi 6 février, à compter de 20 h, la scène du Théâtre Lionel-Groulx accueillera sept danseurs et un pianiste. C’est devant nos yeux, et sur une musique de Jean-Sébastien Bach, qu’ils donneront vie au Journal intime tel qu’imaginé par la chorégraphe Hélène Blackburn.

Ce spectacle se promène depuis 2006 et découle d’une commande de la section danse du Centre national des Arts d’Ottawa, en partenariat avec CGI et le Conseil des arts du Canada. «Ce qui est chose assez rare», se réjouit Mme Blackburn. Avec pour toile de fond le monde des adolescents, la chorégraphe a dès lors tenté de définir l’adolescence en identifiant d’abord ce qui est propre aux jeunes d’aujourd’hui. «Nous sommes parvenus aux trois grands M: le multiculturalisme, le multimédia et le multitâche, trois termes qui, selon nous, caractérisent bien les jeunes», énumère-t-elle. Avec pour thème rassembleur l’amour, Journal intime s’est ensuite lentement déployé en une danse contemporaine dont l’enjeu est grave: se trouver soi-même dans le trouble de la rencontre. L’état de grâce s’enflamme, se défait, se disloque. Les danseurs incarnent avec délicatesse et impétuosité les pulsions de la vie, rythmées par le pouls de la musique de Bach en contrepoint. L’intime se révèle à travers le collectif, les dissonances apportent le goût de l’harmonie.

Oeuvre intelligente pour public intelligible

Oeuvre ambitieuse s’il en est une, Journal intime, au-delà des danseurs et du pianiste, se révèle un spectacle plein de fougue, de sensualité et d’intensité, à l’image du public auquel elle est destinée, les adolescents. Mais aussi le public, au sens large. «C’est une œuvre intelligente pour un public intelligible. Tout le monde va y trouver son compte», assure Mme Blackburn. Au menu donc, de la danse contemporaine, mais pas de hip-hop, et de la musique classique. «Sans connaître la danse contemporaine ou la musique classique, les jeunes d’aujourd’hui sont largement exposés à la virtuosité, à travers les vidéoclips, par exemple», explique Mme Blackburn. Pour faciliter l’intégration et l’actualisation de l’œuvre, l’utilisation du multimédia sur scène abonde. «Deux films seront projetés pendant le spectacle, ce qui vient un peu briser le rythme. Une captation en vidéo aura également cours», ajoute-t-elle. Misant sur le caractère multiculturel d’une société, grâce notamment à la jeunesse et l’origine de ses danseurs (parmi lesquels on retrouve, entre autres, un Mexicain, un Israélien, un Philippin et un Uruguayen), Mme Blackburn croit que les repères sont assez nombreux pour que le public puisse se reconnaître aisément dans les textes et les pas de danse. «À notre grande surprise, ce spectacle est toujours très en demande», lance-t-elle. À preuve, des dates en Europe et au Canada anglais sont déjà confirmées pour l’automne prochain, tout juste avant que ne s’amorce une vaste tournée, en Suède. Pour information ou pour acheter vos billets, composez le 450-434-4006, ou tapez le [www.theatrelg.com].

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