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La gardienne de l’eau trône à Boisbriand

En compagnie de la mairesse de Boisbriand, Marie-Josée Leroux, une artiste fière d’être la première Québécoise à avoir sculpté une œuvre géante dans la serpentine.

La gardienne de l’eau trône à Boisbriand

Après plus de 1 000 heures de travail, l’artiste Marie-Josée Leroux a enfin pu voir dévoiler son immense sculpture baptisée La gardienne de l’eau, le 5 décembre dernier, sur le terrain de la caserne de pompiers de Boisbriand, où elle trônera dignement dans toute sa splendeur.

Cette œuvre géante vient en quelque sorte clôturer le Symposium de la sculpture qui s’était déroulé sur une quinzaine de jours, en août dernier, dans la municipalité de Marlene Cordato. L’évènement initié par celle-ci avait réuni dix artistes de grand talent, venus créer une œuvre directement devant le public.

Pour compléter sa Gardienne de l’eau, l’artiste Leroux aura toutefois mis quelques semaines de travail de plus que ses compères. Grâce à la collaboration de la Ville et de quelques commanditaires, elle a pu se consacrer entièrement à l’œuvre qu’elle rêvait de concevoir: une sculpture géante fabriquée dans la serpentine.

«C’est une œuvre unique; au Québec, il n’y en a pas d’autre de cette grosseur sculptée dans la serpentine», a affirmé avec fierté l’artiste Leroux, quelques minutes avant de soulever la toile devant une foule d’invités, dont la mairesse Cordato, quelques conseillers municipaux, le président du Conseil de la sculpture du Québec, Michel Gauthier, le sculpteur Armand Destroismaisons et le directeur du service d’incendie de Boisbriand, Claude Prévost.

L’étonnement et l’admiration inscrits sur le visage des invités en disaient long sur leur appréciation de l’œuvre symbolique qui ne porte pas le nom de Gardienne de l’eau par hasard.

«Le porteur d’eau, c’est mon inquiétude sur la protection de l’eau», a indiqué l’artiste qui a d’ailleurs ouvert une page Facebook pour permettre aux intéressés de suivre son travail titanesque.

«Le Québec a été construit par le biais de ses voies navigables et son territoire représente une des plus importantes réserves d’eau de la planète. Du petit porteur d’eau dont on l’affublait autrefois, le Québécois est devenu maître de l’hydroélectricité; l’eau est au cœur de son développement», a expliqué Mme Leroux.

«Mais devant la menace de la pollution de l’eau et devant la rareté imminente de l’accessibilité à l’eau potable à travers le monde, devant l’avidité des pétrolières, des minières à s’approprier l’eau et la contaminer sans s’inquiéter des irréparables dommages sur les populations, l’environnement et les générations futures, je voudrais que La gardienne de l’eau s’érige comme un phare pour rappeler aux Québécois l’importance de cette richesse dont ils sont, non pas les propriétaires, mais les nobles gardiens», a expliqué l’artiste dans son allocution.

La mairesse Cordato n’a d’ailleurs pas manqué de souligner l’intérêt que le travail des sculpteurs en direct avait suscité parmi la population: «C’est le sujet dont on m’a parlé tout l’été, à Boisbriand.»

Prenant la parole à son tour, le commissaire du CSQ, Armand Destroismaisons, a tenu pour sa part à féliciter la sculpteure pour sa ténacité dans ce projet d’envergure et à remercier la Ville de Boisbriand pour sa collaboration au symposium.

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