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Jean-Pierre Ferland : «La retraite? Voyons donc!»

Jean-Pierre Ferland renoue avec la scène et la première de son nouveau spectacle sera présentée au TLG, le dimanche 14 février.

Jean-Pierre Ferland : «La retraite? Voyons donc!»

Ça faisait tout de même huit ans qu’il avait officiellement annoncé sa retraite et on l’avait plus ou moins pris au sérieux. Depuis, on l’a vu chanter ici et là, à la télé ou à titre d’invité surprise de quelques événements, mais voilà que Jean-Pierre Ferland remonte résolument sur scène, avec un nouveau spectacle dont le première aura lieu au Théâtre Lionel-Groulx, le dimanche 14 février.

Jean-Pierre Ferland à la Saint-Valentin? Quand on sait à quel point le monsieur aime l’amour, si ça n’était pas voulu, on dira que le hasard fait parfois bien les choses. «C’est aussi la date d’anniversaire de mariage de mes parents. Il paraît même que j’ai été un enfant désiré!», rigole l’artiste, au bout du fil, avant d’aborder le sujet de la retraite.

«Quand je l’ai annoncée, c’était sérieux, dit-il. Je venais de faire un AVC et je ne voulais surtout pas mourir sur scène. Ça n’aurait pas été élégant. Mais c’est ennuyant, la retraite. Rapidement, j’ai eu l’impression que je ne servais plus à rien. Je n’avais plus de challenge.»

Un répertoire remanié

Sur la scène du TLG, vous retrouverez donc un Jean-Pierre Ferland au sommet de sa forme, un jeune homme de 81 ans qui sera entouré de cinq nouveaux musiciens et deux choristes (Mélissa Bédard et Julie Anne Saumur), sous la direction d’André Leclerc.

«C’est jeune et moderne. Chaque chanson a été remaniée. Ça groove énormément», révèle-t-il, comme s’il venait lui même de découvrir ses propres chansons qu’il aimerait bien chanter, dans leur nouvel habillage, le plus longtemps possible. «La retraite? Voyons donc!, s’exclame-t-il. Je suis poli et bien élevé. Quand quelqu’un que j’aime m’invite, je ne peux pas refuser.»

Et ce fameux «quelqu’un», c’est bien sûr le public, avec qui il a toujours entretenu un rapport cordial. «Chaque fois, je n’en reviens pas. J’ai l’impression que ce n’est pas vrai, tous ces gens qui sont là parce qu’ils m’aiment. C’est un privilège», reconnait-il.

«Je n’ai pas tout dit»

S’il chante encore, s’il veut encore chanter, c’est aussi parce que Ferland veut s’améliorer. Ne riez pas. Malgré l’énorme carrière qu’il a eue, malgré tout le succès et l’amour récoltés, il n’a toujours pas l’impression d’être arrivé au bout de la route. «Si j’arrête de chanter, ma voix n’évoluera pas. C’est technique. Et moi, je veux une voix parfaite.»

Et pour l’écriture? «Je n’ai pas tout dit. Je compose encore», affirme Ferland qui met aussi la dernière touche à sa nouvelle comédie musicale, La femme du roi (l’album paru en 2014 ne contenait pas tout), qui sera portée à la scène cette année et qui raconte l’histoire du Duc de Windsor, Edward VIII, celui qui avait renoncé au trône d’Angleterre par amour pour une femme divorcée, l’Américaine Wallis Simpson. Toujours l’amour.

Et des chansons d’amour, il en a écrit des tas. Il connaît ça. Et la réponse vient spontanément quand on lui demande (exception faite des siennes), quelle fut la plus belle à avoir été écrite. La chanson des vieux amants, de Brel, et Avec le temps, de Léo Ferré, une chanson de rupture, tout de même.

«J’en ai fait, aussi, des chansons de rupture, dit-il en citant les exemples de Sing Sing et Un peu plus loin, bien que ça ne saute pas nécessairement aux yeux. Ce qui fait la réussite d’une chanson, c’est quand elle porte plusieurs symboles et qu’elle a autant d’explications que de gens qui l’écoutent. Quand elle est assez riche et mystérieuse, sans être pleureuse», souligne-t-il.

Ferland à la Saint-Valentin, ça vous dirait ? D’autant plus que ça ne bousculera en rien votre souper d’amoureux puisqu’il sera servi à l’apéritif, à 15 h !

Pour plus d’informations sur la programmation 2015-2016 d’Odyscène, visitez le [www.odyscene.com]. Billetterie :100, rue Duquet, Sainte-Thérèse ; 450-434-4006.

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