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Entête - Culture

Il était une fois Chloé Sainte-Marie

En spectacle au TLG, le samedi 19 février

Sa voix est à la fois douce et intense. Quand elle parle, on dirait qu’elle raconte une histoire. Son histoire à elle, dont on la sent enveloppée, littéralement imprégnée. «Mon ancêtre, un Fançais, est arrivé ici en 1656. Il s’appelait Jacques Joyal et était interprète auprès des Algonquins», commence celle qui privilégie le terme territoire plutôt que pays.

Trois siècles et demi plus tard, Chloé Sainte-Marie porte fièrement en elle l’héritage de ses ancêtres, a fait sienne la culture amérindienne et chante leur langue, l’innu. «Ça me fait du bien de chanter en innu. C’est un geste d’abord égoïste qui me vient du désir de connaître mon histoire», dit-elle.

C’est aussi une façon pour elle d’évacuer la frustration qui l’habite du fait qu’on ne lui a pas (ou mal) enseigné son histoire, toute petite. «La culture amérindienne est tellement riche avec tout son savoir ancestral, son nomadisme, sa spiritualité», énumère-t-elle.

Nitshisseniten e tshissenitamin

C’est cette culture, largement bafouée au fil des siècles, se désole-t-elle, qu’elle célèbre aujourd’hui, à sa manière, avec Nitshisseniten e tshissenitamin (Je sais que tu sais), un spectacle intimiste où les chœurs et les tambours portent les paroles d’un peuple qui ne demande qu’à comprendre son histoire et à retrouver son identité. «Ce spectacle est aussi un hommage à la Terre Mère et aux éléments de la nature. C’est une façon pour moi de dire: arrêtons de détruire!» résume-t-elle.

Avec elle sur scène, deux musiciens, dont Joséphine Bacon, une Amérindienne appelée Bibitte et amie de la chanteuse. La mise en scène du spectacle porte la signature de Brigitte Haenjtens. Quant aux chansons interprétées par Chloé, toutes chantées en innu, elles sont de Philippe McKenzie, précurseur du mouvement folk-innu contemporain dans les années 1970. «Philippe, c’est le premier Indien du territoire du Québec à avoir pris sa guitare pour chanter en innu», indique-t-elle.

Entre les chansons, des enchaînements, signés Joséphine Bacon, Serge Bouchard et Roméo Saganash, sont en français. «Nous partageons, avec les 11 nations amérindiennes présentes sur le territoire du Québec, 400 ans d’histoire. On ne comprend peut-être pas l’innu, mais on peut quand même être touché par la musique qui enveloppe les mots», souligne-t-elle.

Chloé Sainte-Marie sera de passage à Sainte-Thérèse, le samedi 19 février prochain. Pour réserver vos billets, composez le 450-434-4006 ou visitez le [www.theatrelg.com].

 

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