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Harry Manx: d’est en ouest

(Photo Yves Déry) Le bluesman d’influence orientale Harry Manx.

Harry Manx: d’est en ouest

Blues

Il n’a pas l’impression d’être un bluesman, même si Harry Manx décrochait récemment le Juno du meilleur album blues de l’année.

En fait, les musiques de Harry Manx procèdent de motifs très blues, mais avec des variantes orientales et pas nécessairement dans la gamme pentatonique.

Il est la croisée des chemins entre l’est et l’ouest, puisque le musicien a passé quatre années en formation sous la tutelle de l’Indien Vishwa Mohan Bhatt, qui lui a enseigné à jouer de sa Mohan Veena à vingt cordes.

Depuis, Harry Manx n’a cessé de trafiquer ses instruments en ajoutant le banjo à son arsenal, ainsi que quelques confections personnelles qu’il serait difficile de nommer, telle cette boîte de cigares reliée à un manche à balai et dotée d’une seule corde.

Mais Harry Manx n’est pas qu’un luthier excentrique. Il s’avère surtout un compositeur prolifique avec neuf disques composés sur des motifs de blues, certes, mais avec des arrangements et des variantes orientales qui en font un corpus absolument unique.

Et il chante superbement bien, d’une voix profonde et chaude que l’on écoute comme un mantra.

Il était accompagné d’un claviériste australien, samedi dernier, à l’église Sacré-Cœur, un excellent musicien, certes, mais dont l’apport nous laissait perplexes. Cet accompagnateur en faisait juste assez pour casser l’intimité d’un spectacle soliste, mais pas assez pour justifier cet ajout.

On se souvient encore avec ravissement de son duo avec Michael Kaeshammer, il y a deux ans. Le pianiste avait définitivement rajouté une plus-value aux musiques de Harry Manx et on entend toujours les notes de Purple Haze qui avaient soulevé l’auditoire du grand théâtre.

«On aurait pu remplir deux fois», de témoigner un préposé du théâtre quant à cette salle comble de samedi dernier, pour entendre ce musicien tout à fait unique que l’on a revendiqué trois fois en rappel.

Il ne pouvait certes quitter sans interpréter The Thrill is gone, tout comme la chanson Coat of mail, certes l’une de ses plus belles et tout à fait typique de ses compositions.

Les gens attablés avec nous venaient de Montréal pour entendre Harry Manx et il est certain qu’une large partie de l’auditoire provenait d’ailleurs pour voir et entendre le gourou du blues oriental.

Ses disques se sont vendus comme des petits pains chauds durant l’entracte; il en a neuf et tous indispensables pour ses fans qui ont applaudi le Torontois jusqu’à ce que son ombre ait quitté la scène.

David Usher, le 26 février

L’ancien leader du groupe Moist nous revient dans la grande salle du Théâtre Lionel-Groulx, le 26 février, avec une formation complète, après nous avoir donné un concert intimiste à l’église Sacré-Cœur, l’an dernier.

Son dernier album intitulé The Mile end session s’avère un retour sur ses albums solistes, mais en version acoustique, y compris son premier titre francophone, Je repars.

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