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Encore du bon Painchaud

(Photo Pierre Latour)

Encore du bon Painchaud

Chanson

Voilà déjà dix ans que les frères Jonathan et Éloi Painchaud débarquaient du traversier des Îles-de-la-Madeleine afin de parcourir le Québec sur l’élan de leur Plan B, le tout premier disque d’Okoumé.

Samedi dernier, Jonathan remontait seul sur les planches du Théâtre Lionel-Groulx, avec ses musiciens, pour livrer les pièces de La Dernière des arcades, son troisième disque en solo avec Qu’on se lève et C’est la vie.

Sans être un guitariste impressionnant, il n’en demeure pas moins que Jonathan Painchaud est particulièrement bon en rythmique et c’est tant mieux, parce qu’il trouve ainsi de très bons motifs sur lesquels s’écrivent ses paroles directes et franches, à défaut d’être d’une grande poésie.

Et il y a de très belles trouvailles dans ses musiques comme à travers ses textes, notamment avec la chanson où l’on pousse pousse pousse de la fonte, pour oublier la honte, une très belle pièce qui nous amenait à la pause.

Accompagné des musiciens Jérôme Chénart, Richard Boisvert et Marc Hébert, Jonathan Painchaud est toujours assisté par son frère Éloi à la composition des musiques dans La Dernière des arcades, qui garde le cap très rock sur certaines pièces, avec des arrangements davantage folk sur les chansons plus feutrées.

Sur les planches, le Madelinot demeure toujours le même avec des commentaires spontanés, comme cet amusement envers une collègue de la télévision communautaire qui lui demandait comment il aimait venir chanter en région. Pour quelqu’un qui déménage des Îles-de-la-Madeleine pour s’établir à Saint-Colomban, Sainte-Thérèse n’est pas vraiment éloignée.

Ce fut donc très rock avec de belles variantes plutôt folk et il faut dire que Jonathan Painchaud est un bon chanteur, même si la diction est parfois difficile à suivre. Mais, comme le chante le jeune homme, il demeure Toujours rebelle.

Chloé Sainte-Marie, le 19 février

Chloé Sainte-Marie a-t-elle encore besoin d’être présentée? Après avoir brillamment interprété Gaston Miron et les grands poètes québécois, voilà la belle sur la piste innue avec des textes de Philippe McKenzie, qui signe également les musiques.

Oui, vous la connaissez suffisamment bien pour savoir que Chloé Sainte-Marie chante depuis longtemps en langue innue, mais ce dernier opus est entièrement dédié aux peuplades amérindiennes.

Je sais que tu sais (ou Nitshesseniten e Tshissentamin si vous préférez) est un disque issu de la vague folk-innu qui a ressurgi à la fin des années 1970. Personne n’a oublié Kashtin qui nous arrivait au milieu des années 1980 et qui consacrait Florent Vollant parmi les grands compositeurs. 

Nous gardons un souvenir ému et ravi de la dernière prestation de Chloé Sainte-Marie sur notre scène régionale et la revoilà dans un nouveau spectacle qui fera assurément salle comble.

On se renseigne sur le site [www.theatrelg.com] et l’on réserve sur Admission à la même adresse.

 

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