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En semant quelques fleurs

Luc Guérin et Catherine Sénart se donnent la réplique, dans C’est notre chanson.

En semant quelques fleurs

C’est notre chanson

Luc Guérin et Catherine Sénart forment un duo bellement mal assorti entre un musicien compositeur taciturne et une exubérante auteure-interprète dans la pièce C’est notre chanson, que le Théâtre Lionel-Groulx présentait dimanche dernier, en préliminaire à la Saint-Valentin.

Cette comédie musicale signée Neil Simon, traduite et adaptée par Yves Morin, relate une rencontre entre ces deux personnages plus grands que nature qui vivront une improbable rencontre entre une gitane de la chanson et un comptable des notes.

Et il y a aussi Léon, l’amoureux éconduit de la belle qu’on ne verra jamais, mais dont la présence est constante pour la belle et consternante pour son nouveau prétendant.

On passe du texte à la partition en nourrissant le propos à travers les chansons comme en coups de théâtre et, bien évidemment, l’amour et la musique étant du même camp, c’est le couple qui triomphera.

Catherine Sénart est de beaucoup supérieure en chant à Luc Guérin, ce qui colle parfaitement à la grille des personnages puisqu’elle est chanteuse et lui pianiste. Quoique le comédien se débrouille bien en simulant le jeu de piano que l’orchestre exécute pour vrai, derrière un mur transparent, et son contrôle de voix suffit à bien faire passer ses partitions vocales.

Le pianiste Philippe Noireaut dirige délicieusement le trio de musiciens formé de Jean Pellerin à la basse et Josianne Laporte aux percussions et batterie.

La mise en scène est de Frédéric Blanchette et il faut absolument souligner les décors d’Olivier Landreville, très bien complétés par les éclairages d’André Rioux, ainsi que les costumes de Marc Sénécal. Ensemble, ils ont donné une esthétique remarquable à la scène.

Il en résulte un spectacle pertinemment traduit avec des références connues des Québécois. La représentation fait plus de deux heures, sans compter l’entracte, mais la dimension musicale rythme le spectacle qui nous paraît finalement plus court.

Il est sans doute plus difficile de réinventer le romantisme que la roue, mais, à défaut de renouveler le genre, on peut encore y semer quelques fleurs.

Il y avait une forte assistance, jusqu’à envahir le balcon, pour cette production du Théâtre Hector-Charland, dimanche dernier, ce qui n’étonne pas quand on vient nécessairement en couples.

Une musique inquiétante, le 27 février

Le Théâtre Lionel-Groulx demeurera dans le thème musical, le 27 février prochain, alors que les comédiens Émile Proulx-Cloutier et Jean Marchand interpréteront les deux protagonistes de la pièce intitulée Une musique inquiétante.

Le jeune pianiste Stephen Hoffman est désireux de se parfaire et il devra se mesurer au vieux professeur Schiller, qui l’obligera au chant. L’affrontement sera adouci par la musique qui s’avérera finalement un terrain d’entente, mais pas sans passer par quelques rebuffades sur des répliques savoureuses.

Billetterie du Théâtre Lionel-Groulx: 450-434-4006 ou [www.theatrelg.com]. Réseau Admission (frais de service additionnels): 514-790-1245 ou 1 800 361-4595; site Web: [www.admission.com].

Vous pouvez réserver sur le réseau Admission et obtenir davantage de renseignements en passant via le site [www.theatrelg.com], ou bien en composant le 450-434-4006.

 

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