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En grande première au festival Fantasia: On the horizon

Pascal Payant espère que son premier film On the Horizon saura plaire au public.

En grande première au festival Fantasia: On the horizon, le premier long métrage de Pascal Payant

Pour son tout premier long métrage, l’ex-thérésien Pascal Payant a décroché une place au programme du festival Fantasia. Pas si mal pour le jeune cinéaste, qui est parvenu à réaliser son film On the horizon avec un budget d’à peine 85 000 $.

On the horizon raconte la trajectoire singulière d’un couple qui se retrouve après une rupture. Comme trame de fond, le manque de communication malgré la passion. Un sujet universel, souligne d’entrée de jeu le cinéaste Pascal Payant, en entrevue la veille de la première montréalaise de son film sur grand écran.

La courte réconciliation du couple prendra forme autour d’un «road trip» sur les routes désertiques américaines, de sorte que la magnificence photographique et les notes musicales «underground» tiennent presque lieu de personnages secondaires.

Principalement tourné à Salt Flats, en Utah, et dans un château de Chalain, en France, l’histoire est campée par deux acteurs américains encore méconnus, Tyler Johnson et Sandy Leddin, qui ont accepté de participer à cette première production pour un maigre salaire.

De toute façon, le cinéaste souhaitait miser sur le dépouillement du récit et surtout, sur la qualité de l’image. Les scènes ont ainsi été filmées à la lumière naturelle par souci d’authenticité, ce qui confère un aspect surréaliste aux images, fait-il remarquer.

À une époque où la technologie est à la portée de tous, Pascal Payant a bien compris qu’il lui fallait trouver son propre style, qu’il devait se distinguer. «Comme réalisateur, c’est très important de découvrir ta signature», indique-t-il.

Pourvu d’une expérience en court métrage et d’une formation universitaire axée sur le cinéma, celui-ci s’est pour ainsi dire forgé seul en réalisation cinématographique au cours des 15 dernières années. Il est aussi allé se promener à Los Angeles, question d’apprendre directement sur le terrain, de trouver les clefs menant au succès d’une production.

Le cinéaste, qui a grandi à Sainte-Thérèse, a abandonné ses activités professionnelles durant trois ans pour se consacrer entièrement à son premier long métrage. «Ça prend du temps : il faut trouver le bon casting, les lieux, les groupes musicaux (autorisant l’utilisation de leurs pièces). Mais je voulais démontrer que j’étais capable de faire quelque chose de bien et d’ambitieux avec presque rien», souligne-t-il.

Ce dernier considère que l’avancée technologique permet aujourd’hui de réaliser une œuvre presque seul, ce qui réduit considérablement les dépenses, notamment celles des ressources humaines. Sans parler que le tournage s’effectue aussi plus rapidement. Vingt-trois jours lui ont suffi pour boucler celui de On the horizon.

«Je veux démontrer que l’on peut faire quelque chose de qualité sans une grosse équipe. Aujourd’hui, les gens sont ouverts à la différence. Il n’y a plus de raison de ne pas filmer», estime-t-il.

Pascal Payant lorgne le royaume de l’Oncle Sam et ne s’en cache pas. Pas pour rien qu’il y a tourné son premier film dans la langue de Shakespare. «Tourner aux États-Unis, c’est un incontournable. Je veux aller là-bas tout de suite. Je veux faire mes films dans la langue universelle. Le Québec, c’est un petit marché.»

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