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D’un numéro à l’autre

(Photo Pierre Latour)

D’un numéro à l’autre

Cégeps en spectacle

Avant de consacrer le champion Alexandre Leblanc-Couture et souligner les performances des Céréales Killers et de Gabrielle Bouchard, le jury a dû prendre en considération les sept autres numéros en lice.

C’est le collectif musical à l’influence théâtrale Contrario qui ouvre le bal, avec une prestation pleine d’intensité. En chanson, ils racontent la folie d’un homme, celle qui rend aveugle et fait commettre l’irréparable, mettant à l’avant-plan la voix puissante de Sébastien Gagnon, dans un numéro original qui laisse toutefois l’auditoire un peu perplexe.

Un son de cloche similaire tinte du côté des Camions sensuels, seule formation humoristique à prétendre au titre. En effet, malgré un nom aux mille promesses absurdes et une volonté indéniable de faire rire, il semble que les gags du duo tombent souvent à plat et que l’on ait du mal à embarquer dans leur univers. Mais qu’à cela ne tienne, les Camions s’en donnent à cœur joie et quittent tout de même la scène sous des applaudissements nourris.

Un coup de cœur pour la participante suivante, Judith Chartier, qui sort des sentiers battus en présentant un rafraîchissant numéro de baladi. On apprécie l’exotisme et la grâce, la précision et la sensualité de bon goût qui se dégage de ses mouvements.

Chanteuse soliste à la voix grave et plutôt suave, Catherine Picard est accompagnée au piano par Gabriel Bertrand-Gagnon pour nous chanter Piaf et Dalida. L’accordéoniste se fait intense et nuancée, alors que Gigi L’amoroso titille notre fibre kitsch, la voix de Catherine Picard emplissant le théâtre apparemment sans effort.

Charles Roy, étudiant en Interprétation théâtrale, offre quant à lui un monologue dramatique, incarnant un marin amer, désespéré, son monde à la dérive. Son interprétation juste rend bien réels les rêves déchus du marin («La mer, c’est de l’eau»), la lune se faisant sa seule oreille attentive.

Albane Château et David Sasseville, tous deux étudiants en Théâtre musical, ont quant à eux raconté les aléas de l’amour à travers un numéro de danse contemporaine soulignant la légèreté de l’une et le côté acrobatique de l’autre.

C’est avec la dynamique formation Blocus en sol que se termine la partie concours de la soirée. Deux compositions sont présentées, les deux offrant un joli mélange des voix féminine et masculine. Piano, guitares, batterie, basse et voix évoquent d’abord l’envie de se libérer, de dépasser ses limites pour changer sa vie, puis célèbrent l’acceptation de soi dans un rock positif et entraînant.

Du côté de l’animation, les inénarrables Jocleyn Lebeau et Lucien Abbondanza Bergeron étaient de retour pour la troisième (et dernière) année consécutive, cette fois sous le thème Vise haut. Force est d’admettre que leurs successeurs auront tout un vide à combler, le duo ayant, malgré l’absence de leur complice Tommy Lavallée, placé encore une fois la barre très haut.

Les deux comparses et une brochette d’invités de marque (Bibi, Geneviève, les Tortues Ninja pour les nostalgiques de la génération Y, la fée Bégin, Benoît Brunet, Louis-José Houde, remarquablement imité par Patrick Gérard, pour ne nommer que ceux-là) ont assuré la cohésion de la soirée sans lourdeur, toujours sous le signe de l’humour et de l’absurde, se renouvelant par l’utilisation de la vidéo, une chorégraphie d’ouverture ou encore un rap digne de Loco Locass.

Et encore une fois, ils ont aussi su tisser une belle complicité avec l’excellent orchestre maison et la discrète mais efficace équipe technique pour une réussite sur toute la ligne.

 

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