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Diane Landry: des objets, de la lumière et du son

Diane Landry: Des Objets, De La Lumière Et Du Son

Diane Landry: Des Objets, De La Lumière Et Du Son

Diane Landry: des objets, de la lumière et du son

Jusqu’au 8 septembre, au Collège Lionel-Groulx

D’étranges carrousels s’animent et côtoient des œuvres vidéographiques sur les murs de l’Espace de création et d’exposition du Département d’arts visuels du Collège Lionel-Groulx qui accueille l’artiste Diane Landry et un condensé de son curriculum offert sous le titre Équilibre.

Cinq œuvres pour résumer 30 ans de création, ça semble bien peu, mais vous comprendrez, en y posant le pied, qu’elles ont besoin d’espace pour nous livrer tous leurs secrets. Des objets en mouvement, de la lumière et du son, voilà de quoi se compose la palette de l’artiste qui offre alors sa propre vision du monde, sans jamais chercher à l’imposer.

Un autre sens, une autre vie

«Je travaille avec les objets ordinaires et facilement reconnaissables du quotidien, comme des bouteilles d’eau, des clés, des roues de vélo. Je leur donne un autre sens et une autre vie» , exprime Diane Landry en parlant de ces œuvres cinétiques et sonores (trois installations intitulées Chevalier solo, Le bouclier magique et Mandala Perrier), dont l’aspect change continuellement au gré du mécanisme qui les anime en provoquant des jeux de lumière qui en façonnent inlassablement les contours.

Deux œuvres vidéographiques, Brise-glace et Jongler, reprennent les éléments de cette palette son-lumière-mouvement en intégrant par ailleurs la dimension de performance, l’artiste se mettant en scène pour illustrer tantôt un propos écologique, tantôt le cycle du temps, des pistes sur lesquelles il n’est toutefois pas obligatoire de s’engager.

Une lecture personnelle

«Il y a toujours quelque chose de très précis qui motive la création de mes œuvres, mais j’aime bien qu’elles demeurent ouvertes à la lecture des gens. Et il n’y a pas d’erreur. On ne peut pas se tromper. Chacun prend ce qui le touche et le rejoint, tout comme il est possible que rien ne vous rejoigne» , exprime humblement l’artiste qui n’en jouit pas moins d’une renommée qui dépasse largement nos frontières, son travail l’ayant menée jusqu’en Chine et en Australie, en passant par le Canada, les États-Unis, l’Amérique latine et l’Europe. Chemin faisant, elle a récolté de nombreuses distinctions, dont une bourse de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation à New York (2015), et en 2014 la Bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle, offerte par le Conseil des arts et des lettres du Québec.

Un projet pédagogique

À noter que cette exposition s’inscrit dans la programmation des activités soulignant le 50e anniversaire des cégeps et, par conséquent, celui du Collège Lionel-Groulx qui a bénéficié, dans ce cadre précis, du soutien de la Ville de Sainte-Thérèse et du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

«Le projet est issu d’un désir pédagogique de recevoir une exposition professionnelle à même notre institution d’enseignement» , résume pour sa part Claire Lefebvre, professeure en histoire de l’art et coordonnatrice du Département d’arts visuels du Collège Lionel-Groulx.

Être en contact avec une artiste professionnelle, mieux comprendre l’essence de l’art visuel, notamment dans sa mise en espace, voilà qui figure au nombre des vertus pédagogiques de l’exercice, selon Mme Lefebvre, qui souhaite voir cette initiative s’inscrire dans un cycle récurrent. «On ne sait pas si ça peut se faire chaque année ou aux deux ans, mais idéalement, nous aimerions que chaque cohorte puisse en bénéficier» , exprime Claire Lefebvre en soulignant que le programme en arts visuels offert à Lionel-Groulx s’étale sur deux ans.

L’exposition Équilibre, de Diane Landry, se poursuit jusqu’au 8 septembre, à l’Espace de création et d’exposition du Département d’arts visuels du Collège Lionel-Groulx (entrée rue Saint-Louis), à Sainte-Thérèse.

 

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