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Denise Filiatrault: créer, persévérer, rêver

(Photo Michel Chartrand)

Denise Filiatrault: créer, persévérer, rêver

Matins formation de l’AJCCITB

Invitée par l’Aile Jeunesse de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville, dans le cadre de ses Matins Formation, Denise Filiatrault a fait salle comble mardi matin dernier, alors que pas moins de 70 gestionnaires de la région ont répondu à l’invitation.

De toute évidence toujours aussi animée par sa vision et sa passion des arts, Mme Filiatrault n’aura eu aucun mal à entretenir les gens en racontant ses débuts dans un cabaret du Red Light des années 1940. Avec pour toile de fond la création, la persévérance et l’aboutissement des rêves, Mme Filiatrault a adapté son récit au gré des questions et interventions de l’auditoire, donnant ainsi lieu à un vaste échange au cœur duquel des sujets variés, allant de la naissance de Moi et l’autre, dans les années 1960, au phénomène de la téléréalité des années 2000, ont été abordés.
«Il y a tellement de talent à la télévision aujourd’hui. Il y a aussi beaucoup de quétaineries, mais ça, il y en aura tout le temps», a-t-elle laissé tomber. Des exemples? Occupation Double et Loft story, certainement les pires, à son point de vue. Et Star Académie? «Ça, c’est différent. Parce que les jeunes ont du talent et qu’on voit l’évolution», se défend celle qui aura dirigé ces jeunes le temps d’une année, en 2003.

Poursuivant, Mme Filiatrault croit qu’elle doit son succès à sa persévérance, à son travail et à son sens du timing, essentiellement. «Le timing, c’est une question d’instinct, pas d’intelligence. C’est de savoir partir (ou arriver) au bon moment», a-t-elle fait valoir.

Enfin, Mme Filiatrault demeure convaincue qu’il est plus que temps de surmonter ce complexe collectif qui nous habite au Québec et nous empêche trop souvent d’aller de l’avant. «Que vous fassiez n’importe quel métier, n’ayez jamais peur d’aller partout dans le monde. Quand tu connais ton métier chez toi, tu le connais ailleurs», a-t-elle fait remarquer.

Quant à sa réputation de femme dure et exigeante, elle n’y croit pas. «Je n’ai jamais crié après les acteurs et je ne suis pas dure. Je n’ai juste pas de temps à perdre avec des gens qui travaillent mal et qui prennent la place d’autres gens qui veulent travailler», nuance-t-elle.

50 ans d’une carrière riche et diversifiée

De chanteuse à comédienne à metteure en scène, en passant par scénariste, Denise Filiatrault demeure un modèle de ténacité et de persévérance. «Dans tout ce que j’ai fait, j’ai toujours été parmi les premières. Mais jamais la première», évoque celle à qui l’on doit des productions théâtrales spectaculaires, entres autres Les fourberies de Scapin, Demain matin Montréal m’attend, Les leçons de Maria Callas, My Fair Lady, Neuf, Sweet charity et Un violon sur le toit, tout autant de films marquants, tels C’t’à ton tour Laura Cadieux, L’odyssée d’Alice Tremblay et Ma vie en cinémascope, ainsi que les trois séries télévisées issues du Petit monde de Laura Cadieux.

Directrice artistique du Théâtre du Rideau Vert depuis 2004, Denise Filiatrault aura reçu plusieurs honneurs au cours de sa carrière, parmi lesquels le Prix du gouverneur général pour les arts de la scène, le Prix Jutra-Hommage 2006 et le Prix Grands Montréalais 2007. Mme Filiatrault travaille présentement sur la mise en scène de La mélodie du bonheur.

Pour connaître les prochaines activités de la Chambre et de son Aile Jeunesse, composez le 450-435-8228 ou visitez le www.ccitb.ca.

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