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Cdirlande Cote

Irlande Côté (Photo Claude Desjardins)

Une scène du tournage du long métrage Une colonie, de Geneviève Dulude

Cinéma: un premier rôle pour Irlande Côté

C’est l’histoire d’une petite fille de huit ans qui ne fréquente ni les plateaux sportifs pas plus qu’elle ne s’échauffe à la barre d’étirement ou qu’elle ne tricote. Elle ne met pas les rois en échec, non plus. Elle s’appelle Irlande Côté et son petit air coquin, son énergie débordante, c’est sur les plateaux de tournage qu’ils s’expriment.

Depuis cinq ans, on l’a vue dans différentes publicités, des émissions de télévision (En mode Salvail, 7 $ par jour, Bye Bye) et un film (Louis Cyr), et c’est maintenant sur le plateau du premier long métrage de fiction de Geneviève Dulude, Une colonie, qu’elle fait valoir son talent. Le tournage a commencé il y a quelques semaines et se poursuit jusqu’à la mi-octobre, dans les environs de Saint-Jude, Odanak et Saint-Hubert.

Un univers adolescent

C’est après un long processus d’auditions que la petite Irlande a été choisie, elle qui défend désormais un premier rôle, celui de Camille, petite sœur du personnage principal, Mylia, incarnée par Émilie Bierre. On baignera dans l’univers de l’adolescence, alors que l’on suivra Mylia, qui fait ses premiers pas à l’école secondaire et, en même temps, sur la voie de l’affirmation de soi. Elle y fait la rencontre de Jimmy (Jacob Whiteduck Lavoie), un jeune Autochtone avec qui elle se lie d’amitié. Robin Aubert et Noémie Godin-Vigneau complètent le haut de la distribution dans le rôle des parents de Mylia et Camille. «Moi, je suis toujours Mylia partout où elle va, mais elle ne veut pas que je la suive. Aussi, à l’école, on est rejet», résume Irlande quant à sa participation à cet exercice que l’on devine dramatique.

Une affaire de famille

C’est en marchant dans le sillage de son frère, Henri-Mathis, et de sa sœur, Anne-Charlotte (dont nous avons déjà parlé dans ces pages) que la petite Irlande est arrivée dans les studios de télévision et au cinéma. À trois ans, dans la production de Louis Cyr, elle faisait ses premières armes et commençait déjà à apprivoiser la dynamique parfois complexe et pointue des plateaux de tournage. Une seule scène peut parfois prendre toute une journée. Et il faut faire preuve de patience, puisque les comédiens sont souvent soumis à de longues périodes d’attente.

«Dans ce temps-là, je me prends quelque chose à manger ou je vais voir les poules!» s’exclame Irlande (qui tient ce joli prénom de l’affection que cultivent ses parents pour un certain pays). De fait, comme le film de Geneviève Dulude se déroule à la campagne, le personnage de Camille est continuellement en contact avec ces volailles qu’elle affectionne, un peu comme on aime son chat. En phase préparatoire, on a dû lui apprendre à apprivoiser et à manipuler ces animaux. Elle a dû s’entraîner aussi avec des chiens, on lui a appris à pleurer, bref, toutes ces choses qui font que des gestes, des attitudes, des émotions sont reproduits avec tout le naturel voulu, toujours avec le même objectif: celui de nous convaincre que tout cela est vrai. «Apprendre à pleurer, c’est difficile. Il faut que tu penses à des choses, que tu écoutes de la musique triste», nous apprend Irlande, qui avait surtout joué des rôles comiques, jusqu’ici.

Une affaire d’équipe

Il faut aussi une bonne chimie avec le reste de la distribution, et c’est ce que l’on avait observé entre Irlande et Émilie Bierre, au moment des auditions. Si Mylia n’est pas toujours chic avec Camille, Émilie et Irlande sont liées par une véritable affection. Elles s’écrivent et se téléphonent régulièrement. Irlande a même dormi chez Émilie, une fois. Pendant ce récit qu’elle raconte avec l’aide de sa mère, Valérie Chapdelaine, Irlande affiche un sourire lumineux et un regard à l’avenant. On devine que cette réelle affection entre les deux comédiennes débouche sur une complicité et une confiance qui aura l’effet recherché à l’écran.

Elle aime aussi l’environnement, l’équipe technique, tout ce qui entoure un tournage. «Elle s’ennuie de l’équipe et elle a toujours hâte d’y retourner», résume sa mère qui ajoute que partout où on l’engage, les gens se prennent rapidement d’affection pour Irlande. C’est une bombe d’énergie, une petite fille qui parle continuellement, c’est une enfant, après tout, mais qui devient rigoureuse et professionnelle dès qu’elle entend le mot «Action!».

Elle bénéficie aussi des conseils de sa grande sœur Anne-Charlotte, qui l’aide à apprendre ses textes et à préparer ses auditions, et de la générosité de grand-papa Henri qui la conduit partout où il faut. Mme Chapdelaine souligne également la contribution de l’enseignante Martine Courchesne (de l’école des Grands-Chemins), qui fait le lien avec le tuteur qui accompagne Irlande sur la production, et salue par ailleurs son agente Marie-Ève Lemieux (Agence Kaboom), qui gère la carrière d’Irlande depuis le début.

Dans la vie, comme au cinéma, le succès est la plupart du temps une affaire d’équipe.

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