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Cabaret BMO Sainte-Thérèse: Charlebois casse la baraque

Plume Latraverse avait brisé la glace, moins d’une semaine auparavant, voilà que Robert Charlebois cassait littéralement la baraque, le week-end dernier, à l’occasion du spectacle inaugural du Cabaret BMO Sainte-Thérèse, un lieu de diffusion qui remplit déjà ses promesses.

Notre Garou national s’y posait pour trois soirs et, jeudi dernier, le parterre «officiel» qui l’accueillait s’est rapidement laissé gagner par la fougue du monsieur, qui a résolument pris possession des lieux, tout de suite après les discours d’usage. Oui, madame, on s’est fait prier un peu, mais on s’est finalement levé, on a dansé, on a chanté, tapé des mains et crié qu’on l’aime. On a même demandé un rappel.

Une enfilade de tubes

Le contraire eut été étonnant, avec cette succession de mégatubes (Conception, Lindbergh, Frog Song, Dolorès, Ordinaire, nommez-les) qui sortaient des haut-parleurs, livrés par un chanteur en pleine forme et tout en voix (elle n’a pas pris une ride, celle-là!), toujours passionné et manifestement heureux d’être là. «Je suis ému qu’on ait pensé à moi pour inaugurer cette immense boîte à chanson», a-t-il exprimé, soulignant au passage ces amitiés qui ont jadis pris naissance à Sainte-Thérèse, avec Pierre Harel, notamment, mais surtout Marcel Beauchamp (qui fut longtemps son complice musical) et les frères Toupin.

La proximité et la sono

Et ce contact très chaleureux, Charlebois l’a maintenu toute la soirée avec le public, blaguant avec lui comme s’il ne l’avait jamais vu d’aussi près. C’est ce genre de proximité, justement, que l’on entend promouvoir auprès des artistes qui ont envie d’abolir un tant soit peu de distance avec un auditoire qui aime parfois qu’on lui parle à l’oreille et qu’on le regarde dans les yeux.

C’est sans compter (et voilà une autre promesse tenue) que cette salle sonne fichtrement bien, ce que l’on a pu très rapidement constater, dès les première notes de Vivre en ce pays, alors que tout, le texte comme la musique nous parvenait avec une limpidité telle qu’on avait l’impression d’être chez soi, dans le salon, une paire d’écouteurs sur la tête (on exagère un peu, mais quand même). À noter que la vedette de la soirée était entourée de Martin Lizotte aux claviers, Dominique Lavoie et Jean-Sébastien Chouinard aux guitares, Karl Surprenant à la basse et la contrebasse, de même que Pascal Racine-Venne à la batterie.

L’envie d’y retourner

Ça nous a permis de constater que les chansons de Charlebois, elles non plus, n’ont pas vieilli, qu’elles sont encore d’une criante actualité, qu’elles ont été écrites par des auteurs qui savaient reconnaître l’humain dans ce qu’il a d’universellement intemporel.

Ça donne envie d’y retourner, pour la musique, mais aussi pour voir comment se portera le théâtre, et même le cinéma, dans ce lieu qui, d’humble avis, a vraiment réussi sa première impression.

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