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Le diable des sept mers

Le diable des sept mers (Dupuis, collection Aire libre).

Le diable des sept mers

Hermann, de son vrai nom Hermann Huppen, est très certainement l’un des grands dessinateurs de sa génération. Il a signé, comme dessinateur, mais aussi comme scénariste dans certains cas, des séries devenues des classiques de la bande dessinée, les Bernard Prince, Comanche, Jeremiah et Les Tours de Bois-Maury, sans oublier, depuis 1991, plusieurs one-shots, c’est-à-dire des récits d’un seul ou deux albums. À ce titre, mentionnons seulement, en 1995, Sarajevo-Tango, un album engagé né de son indignation à propos du siège de Sarajevo.

Depuis quelque 40 ans, Hermann a, on s’en doute, touché à presque tous les genres du récit d’action, que ce soit dans l’antiquité, le moyen âge, le western, le contemporain et la science-fiction. Pour son plus récent one-shot, Le diable des sept mers (Dupuis, collection Aire libre), le dessinateur belge aborde cette fois l’univers de la piraterie. Une première dans son cas! Le récit trouve son origine en 1980 alors que le réalisateur Roman Polansky demande à Hermann de faire le storyboard et la BD de son prochain film, Pirates. Le projet tourne cependant court, mais les croquis d’Hermann demeurent. Son fils, Yves H., scénariste, tombe un jour sur ces dessins et s’en inspire pour signer ce récit digne de la littérature des pirates avec sa course au trésor, son histoire d’amour et son terrifiant pirate, librement inspiré du légendaire Barbe Noire.

Une première partie ici bien menée par Hermann, dont le dessin gagne toujours en qualité, et son fils, Yves H. Un seul regret: il faudra patienter quelque peu pour connaître le dénouement de ce palpitant récit. (Benoît Bilodeau)

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