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Bruno Pelletier: résolument rock

(Photo Jean-Pierre Laferrière)

Bruno Pelletier: résolument rock

Chanson

Malgré le look volontairement négligé de l’artiste (jeans déchirés et running shoes), la scène du Théâtre Lionel-Groulx avait un je-ne-sais-quoi de glamour, alors que Bruno Pelletier et ses cinq musiciens l’ont littéralement prise d’assaut.

Au programme, un nombre impressionnant de chansons, des medleys et surtout, un fascinant voyage musical à travers le temps et les époques, de Deep Purple à Miserere, en passant par les vieux succès signés Pelletier jusqu’à ses plus récents. La sonorité était rock et la musique résolument marquée par les influences indéniables des groupes tels Led Zepplin, Supertramp, The Police et Harmonium.

Bien campé au milieu de ces cinq musiciens-choristes, Bruno Pelletier, le sourire radieux et en grande forme, a servi son public de façon étonnante. Oubliez ici le chanteur de ballades et les comédies musicales (même si son interprétation de quelques extraits de La légende de Jimmy, Starmania et Notre-Dame de Paris ont soufflé les spectateurs, ne serait-ce que pour la démonstration du talent et de l’étendue vocale de l’artiste, ce qui lui a d’ailleurs valu sa première ovation de la soirée), et faites plutôt place à un artiste énergique, passionné par sa musique et résolument rock.

Dans l’ordre et dans le désordre, le chanteur a puisé dans son vaste répertoire, offrant à son public des chansons connues – Ma jalousie, Le bon gars et le salaud, Aime, J’oublie ma folie et Coriace, une chanson écrite pour son père et livrée de façon très prenante –, et d’autres moins connues, tirées de son dernier album Microphonium, comme J’me voyais plus (chanson musicalement savoureuse) et Jusqu’à la dernière femme, un hommage à la femme écrite par Frédéric Baron et mise en musique par Marc Dupré et Jean-François Brault.

Après une brève incursion dans son époque plus jazzée, alors qu’il se produisait avec le GrosZorchestre, Pelletier, dans une version bien sentie, a enchaîné avec Roxanne avant de faire une pause «feu de camp», où il en a profité pour dépoussiérer ses vieux titres des années 1980.

Espoir

La deuxième partie s’est amorcée de façon plutôt électrique, avec un medley regroupant des succès des années 1980 et 1990, avant de changer de ton avec La Manic, chantée en harmonie a cappella avec ses musiciens. Un très beau moment. Suivait La chanson des vieux amants, de Jacques Brel, avec pour seule musique la voix et le piano. Évidemment, que serait un spectacle de Bruno Pelletier sans Miserere, qu’il a chanté avec toute la puissance vocale qu’on lui connaît? Une prestation remarquable, momentanément éclipsée par l’arrivée sur scène de son guitariste Francesco Verracchia. Jusqu’alors discret, M. Verracchia en a mis plein les oreilles (littéralement!) avec une puissante interprétation de Caruso, popularisée par Pavarotti, suivie de L’Espoir, en duo avec Pelletier. Une finale grisante et impeccable.

Son rappel – Pelletier a offert en rafale les Ailleurs c’est comme ici, Le temps des cathédrales et Quelle belle vie – aura été marqué par un plaidoyer du chanteur en défaveur du téléchargement illégal. «C’est un privilège pour moi que vous soyez venus me voir ce soir. On ne peut pas changer ce qui se passe sur scène, parce que c’est unique. Et ça, ça ne se télécharge pas.»

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