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Bill Vazan ou la résonance de la planète bleue

L’artiste Bill Vazan vérifiant la rectitude de sa World Line avec ses pots contenant des échantillons de matière de partout autour du monde.

Bill Vazan ou la résonance de la planète bleue

Le Musée d’art contemporain des Laurentides accueille les œuvres de Bill Vazan, instigateur du Land Art au Canada. Véritable artiste conceptuel, il propose une partie de sa collection «Soundings» de la planète bleue.

Ce sont environ une centaine de toiles qui sont exposées dans la grande salle du musée, des œuvres qui proviennent d’une collection qui en compte à l’heure actuelle 240. Toujours en production, la collection qui a débuté en 1964 suit l’artiste dans ces périples ici et autour du monde.

De ses voyages, Bill Vazan a rapporté de la matière sous forme de sable, roche, terre, feuilles, branches, bijou et même cigarette ou monnaie. Ce sont donc des œuvres où les éléments de la nature deviennent matière à interprétation. L’œuvre elle-même est donc le résultat entre le geste inspiré de l’artiste et la matière du pays ou du territoire qu’il représente.

Le Land Art, se vit à l’extérieur et souvent se range du côté de l’art éphémère, mais Bill Vazan a voulu, par extension, en faire un art d’intérieur. Il projette donc sur papier le matériau naturel, une fois que ce dernier a été mélangé à de l’eau et de l’acrylique.

L’artiste transforme ainsi le souvenir rapporté de ses voyages en différents pigments. D’ailleurs, une rangée de pots, habituellement bien rangés dans les étagères de l’artiste et qui ont servi à peindre les toiles, est exposée en salle pour une première fois. Bill Vazan l’a désignée comme étant une World Line. On peut y lire tous les endroits avec les dates où ont été récupérées les matières. «C’est une ligne culturelle autour du monde», commente la commissaire de l’exposition, Iris Amizlev.

Sur les toiles exposées qui varient en texture et couleur, on peut également remarquer le nom des endroits visités, comme La Grave, Chichén Itzá, Hiroshima, Tiananmen Square, Rosemont, Détroit, Rome, Ground Zero ou le mont Sinaï. «Les toiles sont des échantillons de la surface de la Terre. L’installation très conceptuelle fait vivre les voyages de Bill et ce qui l’a attiré là-bas. Il n’y a pas d’étiquette pour ne pas briser le concept; on a fait plastifier une liste qui est remise au visiteur et qui décrit les endroits et le matériel utilisé», explique Iris Amizlev.

«C’est une exposition surprenante et impressionnante. On est chanceux de l’avoir ici», s’est exprimé le directeur du musée, André Marion.

L’artiste a débuté dès 1964 à créer, en extérieur, des œuvres près de l’eau et à la surface. Tout en étant un précurseur, ces expériences lui ont inspiré sa texture de surface avec de la matière naturelle, des débuts qui sont d’ailleurs exposés dans la petite salle du musée.

Un audioguide est aussi disponible afin d’accompagner les visiteurs dans l’univers de Bill Vazan. Le musée attend également la visite de 1 600 enfants des écoles avoisinantes pour cette exposition qui se terminera le 10 février 2013.

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