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Une ville en quête de rayonnement

États généraux, à Sainte-Anne-des-Plaines

Valérie Maynard par Valérie Maynard
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Article mis en ligne le 26 janvier 2010 à 11:57
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Une ville en quête de rayonnement
(Photo Michel Chartrand) Le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Guy Charbonneau.
Une ville en quête de rayonnement
États généraux, à Sainte-Anne-des-Plaines
Ils ont été nombreux à répondre à l’appel du maire et ses conseillers et c’est par centaines qu’ils se sont présentés, le 19 janvier dernier, aux États généraux de la Ville de Sainte-Anne-des-Plaines, un exercice populaire autour duquel s’est articulée une toute nouvelle approche, tel qu’indiqué dans le communiqué émis au lendemain de l’évènement.
«La situation financière de la Ville étant de plus en plus inquiétante, les élus se sont tournés vers la population pour se ressourcer et trouver, en concertation avec cette dernière, des solutions permettant à la Municipalité de se relever et développer tout son potentiel», peut-on y lire.

Le maire Guy Charbonneau estime que cette situation tire ses origines, entre autres, des dernières réformes gouvernementales. «Depuis le début des années 1990, les différents paliers de gouvernement ont transféré des coûts très difficiles à absorber pour une municipalité de notre taille», a-t-il fait savoir avant de citer en exemple la réforme Ryan de 1992, laquelle a mis sous la responsabilité de la Municipalité l’entretien de 35 km de routes rurales pour un coût annuel d’environ 500 000 $.

Il cite également la participation obligatoire de la Ville à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), en 2001, ce qui se traduit par une quote-part annuelle d’environ 200 000 $, en plus d’une facture du Service de police d’environ 1 million de dollars de plus par année. «Au total, dans les 20 dernières années, plus de 2 200 000 $ en responsabilités ont été transférés à la Municipalité», a-t-il illustré.

Parmi ce qu’il appelle «les embûches et les opportunités de la Municipalité», M. Charbonneau a notamment cité les routes (qui sont l’épine dans le talon de la Ville), l’absence de plan d’eau, l’absence de montagne, mais surtout le grand manque de concertation. Du côté des opportunités, mentionnons la grandeur du territoire, vert et champêtre, l’histoire de la Ville, qui fêtera d’ailleurs en 2012 son 225e anniversaire, la proximité d’un bassin de population de plus de 2 millions de personnes à moins d’une heure de route et, finalement, la population elle-même.

Ateliers

Afin de prendre le pouls de la population, des ateliers portant sur huit thèmes distincts – Art, culture et patrimoine; Agriculture et forêt; Développement commercial et industriel; Développement résidentiel; Sport et loisirs; Vie communautaire (jeunes et aînés); Services sociaux et santé; Tourisme champêtre et écologie – ont ensuite été proposés aux participants.

Les idées alors soumises et discutées serviront de canevas de base sur lequel sera élaboré un plan de développement conforme aux besoins et attentes de la population. On sait d’ores et déjà que le développement du tourisme à Sainte-Anne-des-Plaines et le besoin de faire rayonner la Municipalité en constitueront le moteur principal. La présentation du rapport sur les États généraux aura lieu après la séance ordinaire du conseil municipal, le 9 février prochain.

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