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Un dossier qui chemine pour l’un, mais stagne pour l’autre

Photo Michel Chartrand:

Un dossier qui chemine pour l’un, mais stagne pour l’autre

Reconstruction du CPE Marie Quat’Poches

Rien ne va plus dans le dossier de reconstruction des installations du CPE Marie Quat’Poches, situées au 115, rue Blainville Est, à Sainte-Thérèse.

D’un côté, la Ville maintient que le dossier chemine, de l’autre, les dirigeants du CPE, nommément Pascal Bouchard, président, et Guy Hotte, directeur général, déplorent le manque de flexibilité de la Ville à l’égard de leur projet.

Et c’est sans compter le nouveau chef du parti Vision Action Sainte-Thérèse, Christian Charron (voir autre texte), qui semble avoir fait de ce projet son cheval de bataille. «On bloque ce projet pour de fausses raisons. C’est clair que la mairesse fait preuve, dans ce dossier, de manque de transparence et de mauvaise foi», a-t-il lancé.

Or, si l’intérêt de M. Charron paraissait, au départ, de bon augure aux yeux des dirigeants du CPE, une lettre signée par MM. Bouchard et Hotte récemment envoyée à la Ville vient affirmer le contraire. «M. Charron n’a jamais été membre du CPE et n’a reçu aucun mandat de notre part. On a cru bon d’envoyer cette lettre à la Ville parce qu’on ne voulait pas que son approche nuise à notre démarche», explique M. Hotte. Au fait de la situation, M. Charron a cependant fait savoir qu’il n’avait nullement l’intention de stopper ses interventions. «Ça ne me dérange pas du tout d’intervenir sur ce dossier à tous les mois, jusqu’à ce qu’il se règle», a-t-il déclaré.

Façades en brique et toit en pente

Mais revenons au nœud du problème: la construction même d’une nouvelle bâtisse. Une idée qui fait son chemin dans la tête des dirigeants du CPE depuis quelques années déjà, c’est-à-dire depuis la construction d’une seconde installation sur le boulevard du Domaine, à Sainte-Thérèse, en 2004.

«Le bâtiment de la rue Blainville Est date des années 1930 et est devenu complètement désuet pour nos besoins», explique M. Hotte. Par exemple, les vestiaires sont dans les corridors et les toilettes sont situées hors des locaux, ce qui rend leur utilisation plus complexe, compte tenu de la surveillance des enfants.

Le projet de quelque 500 000 $ vise la démolition de la bâtisse actuelle et la reconstruction d’une nouvelle bâtisse, mieux adaptée et plus fonctionnelle. Or, le projet semble se trouver dans une impasse en raison des exigences de la Ville en matière d’urbanisme et du fait que la rue Blainville se retrouve, depuis 2010, encadrée par le Programme particulier d’urbanisme du centre-ville, en plus d’être régie par un P.I.I.A. (Plan d’implantation et d’intégration architecturale), lesquels commandent, entre autres, que trois des quatre façades de la nouvelle bâtisse soit en brique et que cette dernière soit dotée d’un toit en pente. «Nous ne recevons aucune subvention pour ce projet. C’est un investissement entièrement privé. Nous ne pouvons pas nous permettre une hausse des coûts de plusieurs milliers de dollars», a souligné M. Hotte.

Du côté de la Ville, la mairesse Sylvie Surprenant indique que les décisions du comité consultatif de l’urbanisme ne peuvent se baser sur les budgets de construction et que la réglementation doit être respectée. À ce stade-ci, la mairesse a indiqué qu’une proposition d’utiliser un matériau d’aspect brique, moins dispendieux que la brique en soi, avait été faite à MM. Bouchard et Hotte et que la suite des choses reposait entre leurs mains, des documents étant toujours attendus de leur part. «Nous aussi, nous voulons qu’il se réalise ce projet-là», a-t-elle terminé.

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