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Un choc pour Mylène Freeman

À 22 ans, Mylène Freeman est députée d’Argenteuil-Papineau-Mirabel.

Un choc pour Mylène Freeman

Élue dans Argenteuil-Papineau-Mirabel

«C’est un choc d’avoir été élue contre Mario Laframboise», a admis d’emblée Mylène Freeman, nouvelle députée d’Argenteuil-Papineau-Mirabel.

La néo-démocrate, rappelons-le, a récolté 25 801 votes, soit 44,24 % des suffrages. C’est près de 9 000 voix de plus que le député bloquiste sortant, Mario Laframboise.

Interviewée presque 48 heures après avoir été élue, Mylène Freeman affirme que de gagner l’élection n’était pas prévu, même si elle souhaitait un jour devenir députée. «Je remercie les citoyens d’Argenteuil-Papineau-Mirabel de m’avoir confié leurs intérêts à Ottawa», mentionne la députée du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Pensant terminer deuxième, elle avoue ne pas avoir fait campagne dans sa circonscription, car elle se croyait plus utile ailleurs pour son parti. «Au début de la campagne, on ne croyait pas pouvoir faire de gain. Alors, nous avons jugé qu’il serait plus utile que je sois à Montréal où nous croyions faire des gains. En 2008, nous avions terminé quatrième dans Argenteuil-Papineau-Mirabel. Nous avons décidé de nous concentrer dans les circonscriptions où nous avions terminé deuxième», raconte-t-elle.

La jeune femme de 22 ans convient qu’en fin de campagne, lorsque le vent de changement a commencé à souffler, elle aurait pu se rendre dans sa circonscription, mais «il ne restait pas assez de temps et de ressources pour y aller».

Le soir des élections, le 2 mai dernier, Mylène Freeman travaillait dans un bureau de scrutin comme représentante du NPD dans une circonscription de Montréal. Étant certaine de ne pas gagner, elle a découvert qu’elle était élue très tard en soirée, si tard qu’elle n’a pas pu parler aux médias. «Je pensais que ça serait plus serré et que nous saurions l’issue du vote très tard», déclare-t-elle.

Mylène Freeman entend déménager dans Argenteuil-Papineau-Mirabel. «Je veux être là pour défendre leurs intérêts (de ses électeurs). J’ai beaucoup de bonnes ressources avec le caucus du NPD. Je vais être là dans les prochains jours. Je vais écouter les gens. […] Je prends ça au sérieux. Je sais que ça va être beaucoup de travail. Mon équipe va se bâtir au cours des prochains jours. Je veux m’entourer de personnes qui connaissent le parti, Ottawa et la circonscription. Je veux au moins une personne d’expérience en politique», soutient-elle.

Née à Stouffville, au nord de Toronto, en Ontario, elle a étudié dans les écoles françaises avant de choisir l’Université McGill pour s’inscrire au baccalauréat en philosophie politique, qu’elle vient tout juste de terminer.

Elle connaît la région des Basses-Laurentides pour avoir visité sa famille et surtout sa grand-mère qui habite Deux-Montagnes. «J’ai toujours été plus à l’aise au Québec», assure-t-elle.

Active au sein du NPD depuis 2007 auprès du lieutenant québécois de Jack Layton, Thomas Mulcair, elle a également fait campagne au sein du parti Projet Montréal, pour un poste de conseillère d’arrondissement, à Montréal, aux élections municipales de 2009.

Enfin, la nouvelle députée salue l’élection de jeunes adultes au sein du NPD. «Les jeunes étaient sous représentés à la Chambre des communes. […] Je veux rencontrer le caucus du parti et les gens avant de dire mes opinions et avancer des promesses. Je veux entendre ce que les gens veulent de moi», a conclu Freeman.

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