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Si les journaux disparaissent, les régions sombreront dans l’oubli

Mario Laframboise, député de Blainville

Si les journaux disparaissent, les régions sombreront dans l’oubli

Pour le député de Blainville, Mario Laframboise

Le député de Blainville, Mario Laframboise, ne veut pas voir d’autres journaux locaux disparaître. Selon lui, l’aide gouvernementale, qu’elle vienne du fédéral ou du provincial, se doit d’être applicable à tous les médias écrits et non à un seul groupe de presse.

Le député de Blainville, Mario Laframboise, ne veut pas voir d’autres journaux locaux disparaître. Selon lui, l’aide gouvernementale, qu’elle vienne du fédéral ou du provincial, se doit d’être applicable à tous les médias écrits et non à un seul groupe de presse.

En décembre dernier, le gouvernement Couillard annonçait une aide de 10 M$ à Capitales Médias, un groupe de presse de la région de Québec qui publie notamment Le Soleil. Aux dires de Mario Laframboise, ce n’est pas une façon de faire.

«Les pressions que nous avons faites en période prébudgétaire, c’était de dire: ça prend un programme, mais celui-ci doit s’appliquer à l’ensemble des médias. On verra donc ce qui ressortira du prochain budget du gouvernement du Québec. Je pense qu’il sait qu’il a fait une erreur en encourageant un seul groupe de presse» , a mentionné M. Laframboise, conscient que les médias locaux ont besoin, pour assurer leur pérennité, du soutien du gouvernement, et ce, de tous les paliers, soit de Québec, mais aussi d’Ottawa.

«Si le gouvernement fédéral avait ouvert un programme, ça nous aurait beaucoup aidés. Mais là, de donner 50 M$ pour du journalisme local dans des communautés mal desservies, c’est un très mauvais message qu’il envoie!»

Taxe Netflix

La taxe Netflix, non applicable aux géants du Web Facebook et Google, qui engrangent à eux seuls 70 % du marché publicitaire en ligne, sans payer de taxes, est un autre dossier qu’il faut régler aux dires du député de Blainville.

«Je pense que le ministre des Finances va annoncer quelque chose sous peu, car ce n’est pas normal. Ces entreprises doivent payer leurs impôts comme tout le monde» .

Porte-parole en matière d’affaires municipales à la Coalition Avenir Québec (CAQ), Mario Laframboise a ajouté que la taxe Netflix devrait s’appliquer à tous.

«Soit que ces entreprises paient toutes de l’impôt ou pas du tout, mais il faut que ce soit égal. Nous sommes sensibles par rapport à cette question et nous n’avons cessé d’interpeler le gouvernement à cet effet. Ça en prend une aide à la presse écrite» .

Avis publics

Depuis que le gouvernement autorise les municipalités à publier leurs avis publics sur leur site Internet, le budget publicitaire de certaines Villes a beaucoup diminué, ce qui représente un autre frein à la survie des journaux locaux.

«Il y a 1 100 municipalités au Québec et tout le monde veut se sentir couvert. Tout le monde veut avoir son petit mot dans le journal. Mais si tu n’as plus de médias locaux ou que le journal n’a que six pages parce qu’il ne fait pas d’argent, où seront publiés ces petits mots» , s’interroge M. Laframboise qui ne comprend pas que Québec ait pris cette décision qui met en péril la pérennité de la presse locale.

«Les citoyens doivent être informés. Si, par exemple, la Ville publie un avis de changement de zonage sur son site, celui-ci ne se retrouve pas à la première page. Le citoyen devra fouiller pour le trouver et ça prend quelqu’un de vraiment décidé! Tandis que le journal local rentre dans sa maison. S’il ne lit pas les avis, alors là c’est son problème» .

Advenant l’élection de la CAQ aux prochaines élections provinciales, M. Laframboise laisse entrevoir que la situation pourrait être toute autre.

«Il va y avoir un changement de gouvernement à un moment donné et nous allons nous en occuper! C’est au nom de l’intérêt du citoyen» , a indiqué Mario Laframboise.

En poste depuis 2014, celui-ci a vu deux journaux locaux disparaître dans la région… et c’est assez.

«L’information est ce qu’il y a d’important. Il m’en reste un et je veux le garder sinon je serai à la merci du Journal de Montréal qui ne parle jamais des banlieues à moins qu’il y ait de la criminalité. Si les journaux disparaissent, nous tomberons dans l’oubli total!»

 

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