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Sauvé par son casque de vélo

(Photo Hugo Vincent)

Sauvé par son casque de vélo

Un accident qui a failli lui coûter la vie

Âgé de 13 ans, le jeune Olivier Choquette-Brunet se souviendra longtemps de ce vendredi 13 août 2010, alors qu’il circulait à vélo sur la 68e Avenue à Blainville.

Cette banale promenade à vélo qui devait être un simple aller-retour de la maison à son lieu d’entraînement (Centre récréoaquatique de Blainville) a pris une allure dramatique lorsque l’adolescent a dérapé en bordure d’un trottoir sur une rue en gravelle.

«J’ai vu mes amis au loin et j’ai décidé de les rattraper, se remémore le jeune Blainvillois. Je me suis engagé sur le trottoir qui montait légèrement et là, je suis tombé.»

Si chuter à vélo n’est pas toujours synonyme d’accident grave, Louise Choquette, une enseignante à l’école Henri-Dunant et mère d’Olivier, fut à même de constater l’étendue des dégâts une fois sur les lieux.

«L’ambulance était sur place, Olivier était blessé sérieusement. Outre son poignet cassé, il avait aussi perdu trois dents», mentionne la mère.

Fort heureusement, une commerçante du coin, Julie Bohémier, a pris rapidement les choses en main lorsqu’elle a vu l’embardée du garçon. Sur place, dans les secondes qui ont suivi, la femme lui a procuré réconfort et premiers soins avant l’arrivée des secours. Alerte et réfléchie, elle a même cherché les dents de l’enfant pour les consigner dans un verre de lait.

Elle en a trouvé une.

«Une dent peut se conserver jusqu’à 20 minutes dans un verre de lait; après cela, c’est trop tard», explique Louise Choquette. Cette dame a eu la présence d’esprit de chercher les dents d’Olivier. Elle a été d’un grand secours moral pour mon fils et je lui en suis très reconnaissante.»

Cette reconnaissance, par ailleurs, Mme Choquette l’étend à tous les automobilistes, témoins de l’accident, qui se sont arrêtés et ont tenté de retrouver les autres dents de l’adolescent.

«Durant 45 minutes, nous avons essayé, mais peine perdue», rapporte Mme Choquette.

Problèmes

Il aura fallu une heure et demie au pédodentiste de Sainte-Justine pour recoudre la mâchoire de l’adolescent. Le côté droit du visage ayant subi un traumatisme, Olivier devra vivre maintenant avec la perspective d’avoir à changer de partiel chaque année. Ses dents n’arrivant pas à maturité avant ses 20 ans, ce sont donc aux parents du jeune garçon de plonger la main dans la bourse annuellement.

«Les assurances ne payent pas chaque année. Maintenant, il faut analyser le tout. Ce sont assurément des milliers de dollars, mais au moins, Olivier est en vie.»

Au demeurant, il doit sa vie à son casque de vélo, car sans lui, et l’urgentologue le lui a fait comprendre, il ne ferait plus partie des vivants. «Une partie du casque a fondu sous l’impact», de renchérir la mère.

Nageur émérite et récipiendaire de nombreuses médailles, Olivier a appris qu’il ne pourra pas nager avec un partiel. Résultat: c’est sans ses dents qu’il s’entraînera ou concourra aux compétitions sportives.

En dépit de sa mésaventure, l’adolescent soutient que cette expérience a éveillé la conscience de ses amis qui, désormais, n’hésitent plus à se recouvrir la tête d’un casque de vélo.

 

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