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Resserrer les lois pour les crimes majeurs

Yvan Patry

Resserrer les lois pour les crimes majeurs

Peine capitale

À la suite de l’entrevue avec Marinella De Oliveira, une résidante de Mirabel dont la fille a été assassinée le 8 mars dernier et qui demande que soit rétablie la peine capitale pour les meurtres crapuleux, le candidat conservateur dans Argenteuil-Papineau-Mirabel, Yvan Patry, a été convié à se prononcer sur cette question.

Bien que sensible au chagrin de cette dernière, M. Patry souligne qu’il est impossible pour lui de trancher sans avoir, au préalable, fait un examen de conscience.

«Je ne connais pas assez les tenants et les aboutissants entourant la peine de mort pour me prononcer. Quels sont les avantages, les désavantages? Je l’ignore. Cependant, je suis prêt à aider Marinella», mentionne le candidat conservateur.

Discutant avec le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, Yvan Patry a émis le souhait que Mme De Oliveira rencontre ce dernier. C’est un emploi du temps un peu serré qui a dissuadé Marinella.

«Selon M. Boisvenu, Marinella a besoin de rencontrer d’autres personnes qui ont vécu la même chose qu’elle. Et la Fondation de celui-ci permet de telles approches», rappelle le candidat.

Prêt à l’aider

Peu importe l’enjeu des élections du 2 mai prochain, Yvan Patry promet d’être présent pour elle.

«L’enquête va sûrement démontrer s’il s’agit d’un crime passionnel ou autre. Il est vrai qu’on n’est pas habitué de voir ça chez nous (NDLR: M. Patry souligne ici que le fait d’avoir égorgé et poignardé la jeune femme n’est pas une pratique courante). Pour ma part, je suis absolument d’accord qu’il faille resserrer les lois entourant les crimes majeurs. Il faut être plus sévère.»

Selon des informations lues dans certains quotidiens, il semblerait que le présumé assassin n’avait pas sa citoyenneté canadienne.

«Quoi qu’il en soit, il faut que les gens connaissent nos lois canadiennes. D’ailleurs, M. Harper souhaite resserrer les lois entourant les passagers clandestins», de dire M. Patry.

À ce chapitre, soulignons que le projet de loi C-49 contient des mesures visant à dissuader les immigrants illégaux de faire appel à des passeurs pour entrer au Canada, dont:

-Faire en sorte que les immigrants illégaux qui ont obtenu le statut de réfugié fassent l’objet, dans les cinq années suivantes, d’une réévaluation afin de déterminer s’ils ont encore besoin d’une protection ou s’ils peuvent retourner dans leur pays d’origine;

-Veiller à ce que les immigrants illégaux qui font une demande de statut de réfugié ne puissent pas revenir au Canada s’ils retournent dans le pays dont ils demandaient asile, ou si leur situation démontre de quelque autre manière, qu’ils n’ont pas légitimement besoin de la protection du Canada;

-Empêcher les immigrants illégaux de parrainer des membres de leur famille pendant une période de cinq ans.

Pétition

Au courant de la pétition que Mme De Oliveira s’apprête à faire circuler, Yvan Patry ne la signera pas. «Je ne peux pas signer comme ça en ne connaissant rien sur la question. Ce que je peux faire par contre, c’est la déposer aux autorités concernées» dit-il.

À LIRE ÉGALEMENT: LA PEINE CAPITALE POUR LE PRÉSUMÉ MEURTRIER DE SA FILLE

                               ELLE DÉTIENT LA VALISE DU PRÉSUMÉ ASSASSIN   

Au Canada

La peine de mort supprimée en 1976

 (V. S.) — La peine capitale a été supprimée du Code criminel du Canada en 1976. Après plusieurs années de débats, le Parlement a décidé que la peine capitale n’était pas une peine appropriée. Les raisons à l’appui de cette décision reposaient sur le risque de condamnations erronées, sur les préoccupations découlant du fait pour l’État de mettre fin à la vie d’un individu et sur les incertitudes au sujet de l’efficacité de la peine de mort comme moyen de dissuasion.

Le Parlement a remplacé la peine de mort pour meurtre par une peine obligatoire d’emprisonnement à perpétuité sans admissibilité à une libération conditionnelle pour une période de vingt-cinq ans dans le cas du meurtre au premier degré et pour une période variant entre dix et vingt-cinq ans dans le cas du meurtre au deuxième degré.

Au Canada, la pendaison a été la seule méthode d’exécution utilisée.

En 1859, les infractions punissables par la peine de mort au Canada étaient notamment les suivantes: le meurtre, le viol, la trahison, le fait d’administrer un poison ou de blesser un individu dans l’intention de commettre un meurtre, le fait d’infliger de mauvais traitements à une fillette âgée de moins de dix ans, la sodomie avec un homme ou avec une bête, le vol qualifié causant des blessures, le vol avec effraction comportant des voies de fait, l’incendie criminel, faire sombrer un navire et déployer un faux signal qui porte atteinte à la sécurité d’un navire.

Le 10 décembre 1962, Arthur Lucas et Robert Turpin ont été les derniers individus exécutés au Canada.

(Source: ministère de la Justice)

 

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