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Qu’en pensent les élus du coin?

Budget fédéral

Au lendemain du dévoilement du budget Flaherty, certains élus récriminent, d’autres se réjouissent avec bémol. Quand verront-ils la couleur de l’argent promis?

Bien des maires se posent la question. À la sortie d’une réunion avec les présidents de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et de la Fédération canadienne des municipalités, le maire de Saint-Eustache, Claude Carignan, affirme que «le monde municipal est très satisfait de l’argent supplémentaire investi dans les infrastructures». «Les besoins étaient présents et ce sera utilisé à bon escient, fait-il savoir. L’un des secteurs couverts est celui de l’équipement récréatif. C’est une bonne nouvelle parce que c’était souvent laissé pour compte. Plusieurs des arénas municipaux ont 35-40 ans et ont besoin d’être mis à niveau.»

Selon le deuxième vice-président de l’UMQ, les municipalités craignent que l’argent ne soit pas réparti équitablement entre les villes. «L’argent du gouvernement fédéral doit transiter par le gouvernement provincial. Nous ne souhaitons pas qu’il y ait de nouvelles conditions ou de système de répartition afin que l’argent descende aussi rapidement que possible aux municipalités», affirme M. Carignan.

Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, soutient que «c’est un budget comme un autre», mais c’est la rapidité avec laquelle le gouvernement octroiera l’argent qui aura des conséquences sur la mise en chantier de certains travaux. «Quand on pense à des projets d’infrastructures en ce qui a trait aux égouts et aux aqueducs, il faut penser que ça prend des plans et devis qui devront être présentés au ministère de l’Environnement. Il ne faut pas se le cacher, ça peut prendre plusieurs mois avant d’avoir leur accord», souligne-t-il.

Le maire eustachois indique que la Ville a plusieurs projets admissibles au programme Chantiers Canada. La Ville de Mirabel a l’intention de rénover les infrastructures du secteur de Saint-Janvier qui datent d’une quarantaine d’années.

Le bloquiste de Rivière-des-Mille-Îles, Luc Desnoyers, soutient que c’est un budget qui ne tient pas compte des revendications du Québec, soulignant que le Québec a été très clair à propos de ses besoins, adoptant même à l’unanimité une motion à l’Assemblée nationale. «Le plafonnement de la péréquation fera perdre un milliard de dollars au Québec cette année et jusqu’à deux milliards l’an prochain. Cet argent aurait permis de s’attaquer à la crise (économique)», estime-t-il.

Le député d’Argenteuil-Papineau-Mirabel, Mario Laframboise, s’entend avec lui pour déplorer qu’une grande partie des travailleurs qui perdent leur emploi continue à ne pas avoir accès au régime d’assurance-emploi.

M. Desnoyers mentionne que pour ce qui est de l’argent promis pour le secteur des loisirs, par exemple la rénovation de centres sportifs et de piscines, l’argent passera directement du palier fédéral à celui municipal.

En caucus dans Charlevoix, le député péquiste de Deux-Montagnes, Benoit Charette, voit des éléments intéressants dans le budget comme l’aide à l’exportation et à l’emploi. «Dans l’ensemble, le Québec sort perdant. Je reconnais la responsabilité à Jean Charest qui a minimisé la réalité. Pour les gens de la circonscription, je n’y vois pas de bonnes nouvelles, les baisses d’impôt étant insignifiantes.»

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