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Photo Christian Asselin - Ilham Gaudreau, coordonnatrice de la Maison des mots des Basses-Laurentides (2e à partir de la droite), en compagnie d’intervenants et de participants.

Portes ouvertes à la Maison des mots: un cri du cœur lancé aux candidats aux élections

Dans le cadre de la Journée internationale de l’alphabétisation, qui avait lieu samedi, Ilham Gaudreau, coordonnatrice de la Maison des mots des Basses-Laurentides, a tenu une journée portes ouvertes, la veille, dans ses locaux du chemin du Ravin, à Sainte-Thérèse. Elle a profité de l’occasion pour inviter les candidats aux élections provinciales à venir lui rendre visite afin d’entendre leur position face à l’analphabétisme.

«Nous voulions que les candidats, peu importe leur allégeance politique, s’engagent concrètement à faire de la lutte à l’analphabétisme et à la pauvreté, des priorités. Et nous exigerons d’eux davantage que des mots!» de dire Mme Gaudreau, rappelant que le réseau des groupes populaires en alphabétisation, dont fait partie la Maison des mots, réclame depuis plusieurs années l’adoption d’une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme, incluant des mesures de lutte à la pauvreté.

Et la situation presse. À l’image de nombreux organismes de la région, la Maison des mots des Basses-Laurentides doit composer avec un important manque à gagner qui pourrait éventuellement mettre en péril sa survie.

«La ministre Christine St-Pierre a annoncé, en décembre dernier, que le ministère de l’Éducation bonifiait notre subvention de 32 000 $, ce qui est bien insuffisant. Pour être en mesure de bien réaliser notre mission auprès de nos membres, il nous manque plus de 70 000 $ par année», insiste Ilham Gaudreau.

Il faut comprendre que la subvention accordée par Québec à la Maison des mots des Basses-Laurentides n’avait jamais été bonifiée de sa fondation, en 1995, jusqu’à 2008, s’élevant alors à 99 000 $. En 2008, une légère augmentation de 5 000 $ l’a fait passer à 104 000 $. Cette subvention est demeurée la même jusqu’en 2017 où elle est passée à quelque 140 000 $.

Les 70 000 $ manquants permettraient notamment l’embauche d’une formatrice supplémentaire, une nécessité selon la coordonnatrice de la Maison des mots.

Autonomie en société

Une cinquantaine de personnes analphabètes visitent de façon régulière la Maison des mots des Basses-Laurentides, sur une base annuelle. Ils y viennent pour participer aux différents ateliers d’alphabétisation qui y sont offerts chaque jour dans le but de favoriser leur autonomie et leur intégration.

«L’idée est de les aider à pratiquer leur citoyenneté, aller voter, être capable de défendre leurs droits et payer leurs factures. Nous voulons qu’ils deviennent autonomes en société. Tout est axé sur l’écrit et l’apprentissage des technologues numériques», de dire Ilham Gaudreau, avant d’ajouter que des ateliers de lecture, d’écriture, de calcul et de théâtre sont ainsi proposés. Offerts gratuitement, ces cours se déroulent en petits groupes, dans un esprit non compétitif.

«À ces activités, de renchérir Mme Gaudreau, s’ajoutent des ateliers optionnels, d’Alpha cuisine, d’informatique et d’éducation populaire.»

Aide ponctuelle

Nul besoin d’être un visiteur régulier pour se présenter à la Maison des mots puisqu’on y offre également une aide ponctuelle aux personnes analphabètes qui ont des formulaires à remplir. Les services sont par ailleurs adaptés aux personnes sourdes.

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