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Personne n’est à l’abri

(Photo Michel Chartrand)

Personne n’est à l’abri

Nuit des sans-abri à Saint-Jérome

Le vendredi 15 octobre prochain, à 19 h, toute la population est conviée à un rassemblement solidaire avec des sans-abri de la région de Saint-Jérôme pour un voyage au cœur de l’itinérance, et ce, dans le cadre de la 6e Nuit des sans-abri.

Sous le thème Personne n’est à l’abri, la rencontre se tiendra à la Place de la Gare de Saint-Jérôme en compagnie des différents organismes et instigateurs de l’évènement. Le lieu de rendez-vous permettra la distribution de breuvages, nourriture, couvertures, et outils pour les caches de fortune (carton, ficelle, papier collant) aux principaux concernés, le tout entrecoupé de discours et revendications des organisateurs et des sans-logis.

«Cette année, la parole sera donnée aux exclus. Peu importe ce qu’ils vont dire, avec un langage coloré, un verbe facile, en chanson, ou en poème, ils pourront s’exprimer comme ils l’entendent», de mentionner Claire Léveillée, du Café de rue SOS, en ajoutant que des cracheurs de feu seront aussi sur place.

Le deuxième bloc de cet évènement se concrétisera par une marche de solidarité qui devrait débuter vers 21 h 30. C’est ici que la population pourra participer de façon active et engagée en arpentant les rues de Saint-Jérôme, en signe de fraternité pour les sans-abri.

«Il sera possible d’échanger avec des gens dans la rue sur ce qu’ils vivent, car notre objectif premier se veut une activité de sensibilisation», apporte Normand Robert, du CSSS Saint-Jérôme.

Distribution de café et de soupe est aussi prévue au Café L’Entre-Temps sitôt le trajet terminé, soit vers 22 h 30. Un visionnement du film Joyeux calvaire ou d’une animation musicale seront proposés aux itinérants.

De plus en plus de femmes

Bien qu’il soit difficile de chiffrer les itinérants, on estime leur nombre à 600 dans les Laurentides, avec une augmentation notable du nombre de femmes. Ces dernières pâtissent de leur statut féminin en n’étant pas à l’abri de la prostitution et du viol.

Quant à la violence dans la rue, elle est encore gratuite et arbitraire. «Dernièrement, un sans-abri s’est fait tabasser sévèrement à coup de 4 par 4, et ce, sans aucune raison», déplore Gaston Leblanc, du Centre Sida-Amitié.

En plus de la minute de silence qui sera observée au cours de la soirée en l’honneur des personnes disparues, une exposition de photos, au Café de rue L’entre-temps, permettra de voir, d’observer, et de découvrir la réalité des SDF (sans domicile fixe) puisque ces derniers pourront y afficher des photos de leur quotidien.

Préjugés tenaces

-Les itinérants sont dangereux:

«…Ils ne sont pas plus dangereux que les autres individus, ni une menace pour la sécurité publique. Environ la moitié des itinérants disent avoir été victimes d’actes criminels, de vols ou d’agressions physiques.»

-L’itinérance n’arrive qu’aux autres:

«La plupart de ceux qui se retrouvent à la rue ont eux aussi pensé que ça ne pouvait pas leur arriver.»

(Tiré du Rapport Solidaire face à l’itinérance)

 

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