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Pas de construction scolaire au Faubourg Boisbriand

La mairesse Marlene Cordato et les conseillers de son équipe sont formels: l’établissement d’une école dans un secteur industriel n’est pas la meilleure option.

Pas de construction scolaire au Faubourg Boisbriand

L’opposition souhaite la tenue d’un référendum sur la question

Les vœux de la mairesse de Boisbriand, Marlene Cordato, n’auront été exaucés qu’à moitié. En tout début de séance du conseil municipal, sentant que les débats allaient être musclés, elle avait prié les conseillers et conseillères de respecter le droit de parole de chacun et de tenter de siéger dans le décorum.

C’était sans compter le projet de construction d’une école Vision à Boisbriand, qui divise les deux partis politiques. À cette séance, qui a eu lieu mardi dernier, le conseil municipal a adopté sur division une résolution à l’étape du deuxième projet de règlement qui vient exclure la possibilité de construire des écoles, qu’elles soient primaires ou secondaires, au Faubourg Boisbriand. Les membres de l’équipe au pouvoir, à savoir les conseillers Christine Beaudette, Patrick Thifault, Daniel Kaeser et Denis Hébert, de même que la mairesse Marlene Cordato, ont voté en faveur de la résolution, alors que les conseillers de l’opposition Lyne Levert, Gilles Sauriol, Mario Lavallée et Dave McKinley ont voté contre. Le parti de la mairesse étant majoritaire au conseil, la résolution a été adoptée.

Le conseiller Dave McKinley a affirmé que les quatre conseillers membres de l’opposition étaient derrière ce projet à 100 % et qu’ils allaient tenter de faire changer le règlement. S’il n’est pas possible, techniquement, de l’emporter au conseil municipal, il reste toujours la possibilité de faire signer, par la population touchée par le règlement, le registre sur le changement de zonage en vue d’obtenir la tenue éventuelle d’un référendum sur la question.

Notamment, les deux groupes ne s’entendent pas à propos des revenus provenant de la taxation. De leur côté, Gilles Sauriol et Mario Lavallée affirment qu’il n’y aura pas de pertes de revenus liés à la taxation d’un établissement scolaire versus ce que pourrait rapporter une entreprise industrielle au même endroit. «Il n’y a pas de manque à gagner pour la Ville, affirme M. Sauriol. C’est le même taux (de taxation) que le commercial, ou à peu près.» Mario Lavallée a pour sa part souligné le caractère strictement privé de l’école qui y serait construite. «L’école n’a pas d’agrément (du ministère de l’Éducation), elle sera taxée comme un industriel, dit-il. Il s’agit d’un investissement privé de 6 millions de dollars, qui va apporter des services aux citoyens, avec un gymnase adapté aux jeunes.»

De son côté, Denis Hébert affirme que l’établissement de cette école entraînerait un manque à gagner de quelque 70 000 $ pour Boisbriand. À plusieurs reprises durant les discussions, la mairesse Marlene Cordato a martelé le même message, à savoir que l’établissement d’une école dans un secteur industriel n’est pas la meilleure option, mais elle dit rester ouverte à des suggestions d’autres terrains. Elle affirme d’ailleurs qu’un secteur résidentiel sera plus approprié. «Le rôle premier d’une ville est de voir à l’aménagement du territoire, et nous avons choisi de ne pas installer de milieu scolaire en zone industrielle», a-t-elle dit.

Un porte-parole des écoles Vision, Richard Dumais, s’est exprimé sur les débats qui ont eu lieu autour de la table du conseil: «Vous parlez de taxation, nous parlons d’éducation. Est-ce la volonté des citoyens de ne pas avoir d’école Vision?»

Sur son site Web, l’école Vision établit une liste de territoires disponibles pour la construction d’un nouvel établissement. Dans la région, outre Boisbriand, on compte Blainville, Saint-Eustache et Laval.

 

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