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Martin Drapeau candidat à Boisbriand

(Photo Michel Chartrand)

Martin Drapeau candidat à Boisbriand

Il souhaite une coalition d’indépendants

Disant ne pas se reconnaître dans le parti au pouvoir ni dans les élus membres de l’opposition au conseil municipal de Boisbriand, Martin Drapeau annonce qu’il se porte candidat indépendant aux élections municipales du 1er novembre.

En entrevue au journal, plus tôt cette semaine, M. Drapeau n’a cependant pas voulu confirmer tout de suite à quel titre il posait sa candidature, que ce soit à titre de maire ou de conseiller. Il cherche vraisemblablement à sonder les appuis avant de rendre public son choix définitif. «Idéalement, ce serait d’avoir, aux prochaines élections municipales, une coalition de plusieurs candidats indépendants qui ne seraient pas liés à une ligne de parti, mais qui agiraient dans l’intérêt des gens qui les ont élus, soit les citoyens et les citoyennes de Boisbriand», propose-t-il. L’objectif qu’il dit poursuivre: amener les citoyens à se mobiliser, sans toutefois nécessairement vouloir monter une équipe.

Candidat aux élections fédérales

M. Drapeau, qui est planificateur financier de formation et de carrière, a déjà tenté sa chance en politique fédérale, en portant les couleurs du Parti vert, dans Terrebonne-Blainville, aux élections de 2004, 2006 et 2008. Il dit s’intéresser tout particulièrement aux questions environnementales et à l’éthique.

Un habitué des séances du conseil municipal, M. Drapeau a d’ailleurs talonné les membres du conseil à plusieurs reprises sur la question de l’usine d’épuration des eaux usées. Sans surprise, il estime que «nombre d’élus actuels ont participé à l’incurie qui a forcé des citoyens à intenter un recours collectif contre leur propre Ville», et il appuie les citoyens dans leurs protestations.

Il estime que la réfection de l’usine, située dans un quartier résidentiel, ne peut pas garantir que la problématique des odeurs sera réglée: «Au niveau de l’eau qui sort, oui, il y a garantie de performance, mais pas pour les odeurs. Des usines qui ne puent pas, je n’en connais pas.»

Dans le projet Salix, il critique aussi les démarches de la Ville afin d’acheter les lots de terre sur lesquels sont plantées les boutures de saule pour en faire la production, des démarches trop onéreuses à son avis. Sa solution? Louer des terres ou en acheter ailleurs, à moindre coût.

Ensuite, il attaque l’administration de la mairesse Sylvie Saint-Jean en lien avec la dette qui, dit-il, est passée de 59 millions de dollars, en 2005, à 113 millions de dollars en 2008. Lorsqu’on lui a fait remarquer que cette augmentation est attribuable en grande partie à des travaux d’infrastructure, il admet que «nous ne pouvons pas nier que le Faubourg requérait des investissements majeurs, mais il requérait un contrôle des coûts plus efficient», comme dans plusieurs autres dossiers, d’ailleurs, dit-il. Il croit que cette dette finira tout de même par rattraper chacun des citoyens.

Il estime que l’opposition n’a pas réussi à contrer ces problèmes. Quant à la mairesse elle-même, il critique sa réceptivité à propos des questions dérangeantes. «Nous payons tous des taxes, nous avons tous intérêt à ce qu’elles soient bien administrées, dit-il. Il y a sûrement des gens compétents, dans notre ville, qui désirent s’impliquer davantage dans la bonne gestion des biens publics qui sont les nôtres.»

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