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Marcel Denis: «Le maire Meilleur a récolté ce qu’il a semé»

Dossier de la gare à Mirabel

C’est clair et net dans le dossier de l’implantation de la gare à Mirabel, les organismes agricoles et le maire Hubert Meilleur ne font pas bon ménage. Non seulement la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a-t-elle refusé pour une seconde fois le dézonage d’une parcelle de terre, voilà maintenant que l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Sainte-Scholastique–Mirabel accuse le maire de récolter ce qu’il a semé.

Rappelons que la Ville de Mirabel a décidé d’aller en appel devant le Tribunal administratif du Québec à la suite de la décision rendue par la CPTAQ de dézoner le terrain situé près de la rue Victor, là où passe la ligne de train Montréal–Saint-Jérôme et où il y a déjà eu une gare 50 ans auparavant.
«Nous sommes déçus et surpris des propos contradictoires tenus par le maire de Mirabel concernant le refus de la CPTAQ. Nous nous questionnons sur son acharnement à vouloir implanter à tout prix une gare au milieu d’une zone verte homogène et active, alors qu’il y a encore des possibilités de l’implanter à proximité des zones habitées, facilitant ainsi son accessibilité», a déclaré le président de l’UPA Sainte-Scholastique–Mirabel, Marcel Denis.
«Le maire Meilleur a récolté ce qu’il a semé depuis de nombreuses années. Il a essuyé un refus de la CPTAQ à cause de sa mauvaise habitude de n’en faire qu’à sa tête», a ajouté le président Denis.

L’UPA se fait un devoir de rappeler que dans le milieu des années 1990, des citoyens ont demandé d’entreprendre des démarches afin qu’ils puissent avoir accès au train de banlieue dans le secteur de Saint-Janvier. «Le maire Meilleur, a dit Marcel Denis, s’y était fermement opposé, prônant plutôt une politique du vieux char. En conséquence, le développement résidentiel n’a pas été planifié afin de favoriser l’implantation d’un service intégré de transport collectif qui aurait permis aux citoyens du secteur d’en bénéficier et d’économiser sur leurs coûts de transport qui ne cessent d’augmenter.»

Dans la première décision rendue par la CPTAQ en mai 2006, Marcel Denis relève un avis émis par le ministère des Affaires municipales et des régions (MAMRQ), qui invitait la MRC de Mirabel à prévoir «l’implantation d’une gare de train de banlieue à l’intérieur des nouvelles limites du périmètre d’urbanisation horizon 5 ans qu’elle (MRC) propose et à tirer avantage de l’aire d’affectation résidentielle de type «plex» déjà prévue dans le secteur visé, ce qui permettrait d’optimiser l’utilisation ultérieure du service du train par une clientèle résidant dans l’aire d’influence immédiate de la gare.»

Le président Denis pose les questions suivantes: «Pourquoi n’avoir rien fait en ce sens? Pourquoi le maire Meilleur crie-t-il à l’incompétence de la CPTAQ et s’obstine-t-il à vouloir s’accaparer des meilleures terres agricoles du secteur?»

Marcel Denis poursuit ainsi: «Alors qu’il s’est empressé de construire des résidences là où il aurait dû prévoir la gare, il veut maintenant qu’on lui cède tout, sans consultation, sans planification. Quelle mauvaise attitude pour un maire de parler des deux côtés de la bouche et qui se dit soucieux de l’environnement et des gaz à effet de serre», dit Marcel Denis.

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