- PUBLICITÉ -
Jean-François Lamontagne, coordonnateur de la Maison des jeunes des Basses-Laurentides.

Jean-François Lamontagne, coordonnateur de la Maison des jeunes des Basses-Laurentides.

Maison des jeunes des Basses-Laurentides: lieu d’encadrement, lieu d’apprentissage

Ils sont âgés entre 12 et 17 ans (et à partir de 11 ans s’ils sont en 6année) à fréquenter la Maison des jeunes des Basses-Laurentides à Sainte-Thérèse. Ce lieu d’apprentissage, mais surtout d’encadrement, permet à cette jeune clientèle, parfois fragilisée par les aléas de la vie, de bénéficier de guides et de consignes des intervenants de la Maison des jeunes des Basses-Laurentides. Pour le coordonnateur de l’endroit, Jean-François Lamontagne, il rappelle combien est importante l’écoute, et la communication, chez ces jeunes adolescents.

«Ici, c’est un milieu de vie, on interagit avec les jeunes pour que ça se passe bien. Parfois, les jeunes ont besoin d’être écoutés plus en profondeur, alors on les rencontre individuellement dans le bureau des intervenants où ils peuvent parler à huis clos. Ce sont des temps privilégiés pour eux, explique le coordonnateur. Oui, on en rencontre tout le temps des jeunes, car ce sont eux qui le demandent. Il nous arrive aussi de provoquer des rendez-vous si on voit des choses, mais personne n’est obligé d’assister à ces rencontres. Si le jeune a un écart de conduite, il a le choix de partir et de revenir pour en discuter, mais jamais il ne se sentira coincé comme un petit animal dans le coin.»

Clientèle «envahie»

Jean-François Lamontagne ne s’en cache pas, la clientèle a changé depuis quelques années. «Avant, on avait des consommateurs qui s’impliquaient, ils étaient souvent à cheval entre deux choses, mais ils embarquaient dans des projets. Aujourd’hui, les jeunes sont envahis et les rôles sont inversés. Ce n’est pas normal qu’un jeune se soucie de savoir comment le chèque de son père sera dépensé et si celui-ci pensera à lui acheter une pizza congelée.»

Parce qu’à la Maison des jeunes des Basses-Laurentides, on veille aussi à la sécurité alimentaire des jeunes.

Avec sa cuisine rénovée et tout équipée (gracieuseté des sous amassés lors des vins et fromages des années précédentes), les jeunes peuvent trimballer leur souper et manger avec les intervenants et autres jeunes qui s’y trouvent, le tout sous le sceau du respect.

«On leur apprend à cuisiner des mets de base ou on part avec eux à la découverte de nouveaux aliments tout en discutant ensemble.»

Parents moins outillés

Les jeunes, ils les connaissent en profondeur, que ce soit leur environnement familial, leur situation de consommation, leur problème de santé mentale, ou encore leurs troubles de comportement. Si, en apparence, tout semble bien aller, les choses se corsent un peu plus lorsqu’on fouille. L’absence des parents, les rôles inversés, le stress populaire, les réseaux sociaux, le jeune est devenu responsable de lui-même à un niveau beaucoup plus élevé qu’auparavant. Il n’est plus rare de les voir combler seuls leurs besoins en nourriture, en vêtements, scolaires, etc.

Activités

Tous les jours, un professeur de la polyvalente Sainte-Thérèse se rend à la Maison des jeunes des Basses-Laurentides pour l’aide aux devoirs.

«Les matières changent, on accorde plus de la même manière, les formules sont différentes, et les parents sont moins outillés pour aider leurs enfants.»

Sur l’un des murs de la Maison trône un calendrier où sont affichées les activités destinées aux jeunes: tournoi de ping-pong, musique, danse, film, conception d’artisanat, jeux, bref, tout est pensé pour combler les besoins éducatifs, mais aussi ludiques de cette jeune clientèle. La Maison des jeunes des Basses-Laurentides est située au 53, rue Saint-Lambert à Sainte-Thérèse. Téléphone: 450 437-0320.

- PUBLICITÉ -
- PUBLICITÉ -
Top