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L’oriole de Baltimore, oiseau flamboyant

Photo Wikimedia :En provenance de l’Amérique centrale et du Mexique, l’oriole arrive au Québec au mois de mai.

L’oriole de Baltimore, oiseau flamboyant

Dans les vergers en fleurs, le long des rivières…

Observer un oriole de Baltimore dans sa cour amène une grande joie chez l’ornithologue amateur.

Cet oiseau à la poitrine orangée et à la tête noire flamboie sous le soleil du printemps. De plus, son chant évoque un merveilleux sifflement flûté.

Le nom «oriole de Baltimore» est familier pour plusieurs, car il désigne le nom d’une équipe du baseball majeur, le club de Baltimore dans l’État du Maryland, en bordure de la baie de Chesapeake donnant sur l’océan Atlantique.

En provenance de l’Amérique centrale et du Mexique, l’oriole arrive au Québec au mois de mai, au moment de la floraison, pour un séjour relativement court de quatre mois.

En règle générale, cet oiseau coloré exige comme domaine de résidence un habitat particulier. Il fréquente des îlots de grands feuillus comme les érables, les ormes ou les peupliers, près d’un terrain à découvert, souvent près d’un cours d’eau. Ce type d’habitat se retrouve à plusieurs endroits le long de la rivière des Mille Îles, lieu où l’on observe (en saison) à coup sûr des orioles dans toute leur splendeur. L’oriole visite aussi les vergers, principalement au moment des pommiers en fleurs.

La femelle est assez différente du mâle, arborant une poitrine plutôt jaune et une tête olive.

Nid ingénieux

Le mâle arrive au Québec quelques jours avant la femelle afin d’adopter un territoire. Il gazouille, sautille et incline la tête comme moyens de séduction. Parmi les mâles, la femelle fait son choix rapidement, empressée de confectionner un nid d’artisane.

Durant une période de quatre à huit jours, elle travaille laborieusement à l’élaboration de la nouvelle demeure. Dans un va-et-vient continuel, elle déniche au sol et dans les arbres des centaines de fibres végétales. Puis, elle agence et tisse les fibres pour former un nid en forme de bourse, un véritable chef-d’œuvre d’architecture.

Le nid, très léger, est suspendu à l’extrémité d’une fine branche, lieu inaccessible pour les prédateurs comme le chat ou le raton laveur, en raison de leurs poids.

Soulignons que certains amateurs d’oiseaux suspendent à l’intention de l’oriole des bouts de ficelle à une corde à linge ou sur une rampe de balcon. Au besoin, la tisserande viendra cueillir avec grâce ces éléments de construction. Elle emploie aussi des poils et des cheveux.

Au plan alimentaire, notre oiseau a un faible pour les chenilles, sans dédaigner les araignées et les sauterelles. Les biologistes estiment que l’oriole contribue à la sauvegarde des boisés en consommant des espèces nuisibles, notamment un type de chenille ravageant les feuillus.

À certains moments de l’année, l’oriole déguste le nectar des fleurs et des petits fruits comme la cerise et la framboise.

Pour l’attirer, on peut installer un abreuvoir à nectar ou étaler des morceaux d’oranges dans une mangeoire à plateau ouvert.

Au printemps, l’oiseau pourra visiter ces étals de nourriture pour se faire ensuite très discret, occupé par la nidification.

Après l’éclosion, vers la fin du mois de juillet, l’oiseau pourra de nouveau être vu à l’occasion. La chance aidant, on peut contempler maman et papa accompagnés de quatre ou cinq oisillons de couleur jaunâtre.

Désigné sous le nom de «oriole du Nord» dans certains guides d’identification, l’oriole de Baltimore s’avère l’un des plus beaux personnages de notre représentation ailée. Un «coucher de soleil qui chante», écrivait le poète anglais George Gladden.

Journaliste indépendant pour divers magazines et autodidacte dans l’apprentissage de l’ornithologie, Bernard Cloutier est vice-président de la Société ornithologique de Lanaudière. Il est aussi conférencier et rédacteur en chef du bulletin L’Oriole, publié par cet organisme. Pour lui écrire: b.clou@hotmail.com.

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