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Les RSG en grève les 10 et 20 octobre

Les responsables de service de garde (RSG) de la région des Laurentides annoncent deux journées de grève, les 10 et 20 octobre. La présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM) des Laurentides, Annie Broekaert, indique que les RSG tiendront alors des actions concertées dont les détails demeurent à préciser.

Insatisfaites des offres gouvernementales et se plaignant de n’être pas rémunérées à la hauteur des heures réellement travaillées, c’est-à-dire 50 heures par semaine, les RSG ont fort mal réagi, par ailleurs, aux propos tenus par Lindsay Jacques-Dubé, l’attachée de presse de la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, sur les ondes de LCN.

Comme l’ont rapporté plusieurs médias, Mme Jacques-Dubé, qui voulait imager les bonnes conditions de travail des RSG en milieu familial, a affirmé, le mardi 23 septembre, que «ces femmes n’ont pas à partir le matin, qu’elles n’ont pas à se déplacer, qu’elles peuvent par exemple lancer une petite brassée de lavage».Ces paroles ayant été qualifiées de méprisantes, la ministre Charbonneau présentait ses excuses, deux jours plus tard, et exprimait son respect à l’égard des travailleuses vexées.

Voilà toutefois qui ne règle en rien le cœur du problème puisque les demandes de l’ADIM, formulées conjointement avec la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), n’ont toujours pas trouvé oreille au ministère de la Famille. Or, les RSG demandent principalement qu’on reconnaisse le fait qu’elles travaillent 50 heures par semaine (et non 35) et qu’elles soient rémunérées en conséquence, que leurs vacances soient payées à 100 % (et non 70 %) et que l’allocation poupon soit majorée jusqu’à 24 mois (plutôt que 17).

À noter que l’ADIM Laurentides, dont le mandat est de défendre les intérêts de ses membres et de promouvoir la profession, est affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). On retrouve une ADIM dans chaque région du Québec, lesquelles sont fédérées sous les auspices de la FIPEQ. Celle‑ci représente alors quelque 13 600 RSG en milieu familial et 2 000 travailleuses en CPE. Chaque jour, ce contingent d’éducatrices se voit confier la garde de 92 000 enfants.

«C’est vraiment malheureux de devoir faire la grève pour se faire entendre. C’est en dernier recours que nous avons choisi ce moyen qui, on le sait, ne sera pas sans conséquence pour les parents, mentionnait pour sa part la présidente de la FIPEQ, Kathleen Courville, mercredi dernier. L’appui des parents à nos revendications est aussi important et c’est pourquoi nous les prévenons maintenant pour qu’ils puissent s’organiser le temps venu.»

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