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Le SRV est présenté aux personnes sourdes de la région

Le Srv Est Présenté Aux Personnes Sourdes De La Région

Le Srv Est Présenté Aux Personnes Sourdes De La Région

Le SRV est présenté aux personnes sourdes de la région

Dans les locaux de l’APPAL à Blainville

Le Service relais vidéo (SRV), une plateforme qui permet aux personnes sourdes de communiquer à l’aide d’un interprète, est disponible partout au Canada depuis septembre 2016. Ce n’est toutefois que le 29 novembre, dans les locaux de l’Association des personnes avec problèmes auditifs des Laurentides (APPAL), à Blainville, qu’il a été présenté pour la première fois à une cinquantaine de membres de cet organisme.

Le Service relais vidéo (SRV), une plateforme qui permet aux personnes sourdes de communiquer à l’aide d’un interprète, est disponible partout au Canada depuis septembre 2016. Ce n’est toutefois que le 29 novembre, dans les locaux de l’Association des personnes avec problèmes auditifs des Laurentides (APPAL), à Blainville, qu’il a été présenté pour la première fois à une cinquantaine de membres de cet organisme.

Pour l’occasion, Pamela Elizabeth Witcher, de SRV Canada, elle-même sourde, était présente pour s’adresser aux membres de l’APPAL et leur expliquer le fonctionnement de ce nouveau service qui, assure-t-on dans la communauté sourde, changera littéralement la vie de ces personnes.

«Les Sourds au Canada ont mis beaucoup de pression au cours des dernières années afin de recevoir les mêmes services qu’ailleurs dans le monde. Depuis le lancement du SRV, nous avons déjà reçu 5 000 inscriptions, mais nous sommes beaucoup plus de Sourds au Canada et tous doivent savoir que ce service existe, car il contribuera à augmenter leur qualité de vie» , a-t-elle mentionné dans la langue des signes pendant qu’une interprète traduisait ses gestes.

Avancées technologiques

Il faut savoir qu’avant l’arrivée du SRV, les Sourds, pour communiquer, utilisaient un appareil de Bell, muni d’un clavier, avec lequel ils pouvaient écrire ce qu’ils avaient à dire. Dorénavant, grâce aux nombreuses avancées technologiques dans le domaine, la façon de faire a été simplifiée.

Que ce soit avec son téléphone intelligent ou un ordinateur, la personne sourde se connecte à SRV Canada et est immédiatement mise en contact avec un interprète en langues des signes qui apparaît sur son écran. C’est à cette dernière, en utilisant la langue des signes, qu’elle demande ce qu’elle désire. Par exemple, elle pourrait lui demander d’appeler dans un restaurant pour se commander une pizza ou dans une boutique pour connaître les heures d’ouverture. Les possibilités sont infinies.

«Les personnes sourdes sont très isolées. Personne ne vous parle et vous ne communiquez avec personne. Le seul lieu où quelqu’un va s’adresser à vous, c’est souvent ici, à l’APPAL» , de dire sa directrice générale, Marylyn Laurier, qui voit donc d’un bon œil l’arrivée du SRV.

«Le SRV, c’est majeur. Il va permettre aux Sourds de se développer. Les Sourds sont habitués de se déplacer vers les fournisseurs de services, mais deviennent vite frustrés car la communication se fait mal. Dorénavant, au lieu de demander à un membre de leur famille d’appeler pour commander une pizza, ils vont pouvoir le faire eux-mêmes, ce qui contribuera à leur développement.»

Les services d’interprétation étant habituellement limités aux services de santé, Mme Laurier milite pour que l’on retrouve davantage d’interprètes, aux bulletins de nouvelles télévisés notamment.

La surdité touche 11 % de la population canadienne. On dénombre par ailleurs 60 000 personnes malentendantes dans les Laurentides, dont 600 qui sont complètement sourdes.

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