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Le maire Cantin nie les allégations de pot-de-vin

(Photo Michel Chartrand) Le maire de Blainville, François Cantin.

Le maire Cantin nie les allégations de pot-de-vin

Dossier Kramer

Le maire de Blainville, François Cantin, a réagi fortement à la suite d’un article publié le lundi 7 mars dernier par l’Agence de presse QMI, indiquant qu’un homme d’affaires aurait été invité à verser une somme d’argent à un tiers en échange de l’obtention, de la Ville de Blainville, de son permis de construction pour une garderie.

Par ses allégations, l’administration municipale autant que le parti Vrai Blainville/Équipe Cantin sont visés. C’est un enregistrement d’une conversation entre Karlo Kramer et un agent immobilier du secteur, Jean-Guy Ayotte, qui est à la base d’une plainte déposée formellement à la Sûreté du Québec (SQ). On entendrait sur cet enregistrement l’agent immobilier préciser à M. Kramer que l’argent demandé serait remis aux principaux représentants de la Ville et éventuellement dans les coffres du parti Le Vrai Blainville.

Pour le maire de Blainville, la gravité des accusations nécessite qu’il faille rétablir les faits. Selon François Cantin, toute cette histoire est alimentée par les médias en quête de nouvelles à sensation et par l’opposition. «En plus d’être totalement faux, c’est grotesque. Ce sont des accusations très graves. Elles prennent source d’une ancienne mise en demeure des procureurs des entrepreneurs Kramer qui date du mois d’août 2010. Le dossier a évolué depuis puisque les Kramer ont exprimé leur satisfaction à l’égard de la Villle de Blainville, en plus de se rétracter du contenu de la mise en demeure rédigée par leurs procureurs. Il n’existe aucun litige entre la Ville de Blainville et les Kramer», a déclaré le maire Cantin.

L’entrepreneur Karlo Kramer a fait parvenir une lettre à la Ville de Blainville, en juillet 2010, par l’entremise de son avocat, ayant pour objectif d’informer la Ville de Blainville qu’il avait l’intention de déposer une poursuite de 595 000 $ contre la Municipalité si son entreprise ne recevait pas de compensation pour l’échec de son projet de garderie. C’est dans cette lettre que l’on aurait parlé de la présence d’un enregistrement incriminant.

Le maire François Cantin a expliqué que tout ce dossier remonte à mars 2008, alors que le Service d’urbanisme de la Ville recevait une demande officielle pour la construction d’une garderie de deux étages, sur un terrain appartenant à deux citoyens de Blainville, les Kramer. Le comité consultatif d’urbanisme (CCU) recommandait d’accepter le changement de zonage demandé par les promoteurs du projet et une dérogation mineure concernant les espaces de stationnement.

«Entre-temps, la MRC de Thérèse-De Blainville adoptait le nouveau plan d’urbanisme de Blainville qui n’autorisait plus de bâtiment de deux étages dans ce secteur, l’amendement de 2008 n’ayant pas suivi le nouveau plan d’urbanisme en 2009. En mars 2010, la direction générale a avisé le promoteur qu’il fallait recommencer le processus qui comprenait un changement de zonage et une dérogation mineure», indique le maire Cantin.

En réponse à tout ceci, les Kramer ont déposé un nouveau projet commercial, l’automne dernier, et le 7 décembre 2010 le conseil a autorisé l’émission du permis de construction pour ce projet qui, selon M. Cantin, suit son cours normal.

«Les Kramer ont reconnu avoir fait l’objet de pressions pour envoyer la mise en demeure du 29 juillet 2010. Ils n’ont jamais eu l’intention de tenir des propos négatifs contre les élus, dirigeants et employés de la Ville de Blainville. Cependant, il y a lieu de s’interroger sur les pressions qu’ils ont reçues. Leurs avocats étaient alors les mêmes que le conseiller de l’opposition, M. Lamarre, et que l’ancienne administration municipale. On peut y voir des liens politiques», a affirmé François Cantin.

En conclusion, M. Cantin précise qu’un permis de construction engendre des frais administratifs de 5 000 $ et qu’une demande de dérogation coûte 3 000 $, ce qui est tout à fait dans la normalité de réclamer cette somme.

Joint au téléphone, Karlo Kramer a refusé d’émettre le moindre commentaire sur cette affaire.

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