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Le dossier a pris une tournure politique, estiment les dirigeants

Refus d’agrément au Collège Boisbriand

Les dirigeants du Collège Boisbriand, qui ont vu leur demande d’agrément refusée par le ministère de l’Éducation, estiment que le dossier a pris une tournure politique et qu’il nuit en tout premier lieu à l’éducation des enfants.

Le ministère de l’Éducation se donne le droit d’accepter ou non l’agrément des institutions d’enseignement privées et, par le fait même, de subventionner les élèves qui y sont scolarisés. Dans ce dossier, le Collège Boisbriand, une institution privée, a essuyé un refus de la part de Québec, et il se verra dans l’obligation de facturer 6 800 $ aux parents pour chaque élève, au lieu des 2 800 $ qui auraient été nécessaires si le gouvernement leur avait accordé la subvention. Les dirigeants du Collège Boisbriand affirment avoir appris la nouvelle tard, en août, laquelle aurait été prise en raison de ressources budgétaires limitées au ministère de l’Éducation, leur a-t-on dit.

Cet argument ne tient pas la route, répondent-ils : «Au public, la subvention est versée à la commission scolaire», affirme Mario Bigras, qui dirige l’institution scolaire en compagnie de Jocelyne Boivin. La scolarisation d’un élève au public coûterait 10 000 $ à l’État, soutient-il. «Les élèves inscrits chez nous et qui devront quitter coûteront 6 000 $ de plus chacun à l’État au lieu de 4 000 $.»

«Pourquoi n’avons-nous pas obtenu de subvention alors qu’on se conforme à la loi? demande M. Bigras. C’est une décision politique, car tous les enfants iront au public», dit-il, écorchant au passage la présidente de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI), Paule Fortier. Selon M. Bigras, elle est proche collaboratrice de la ministre qui était titulaire de l’Éducation au moment de la décision, Michelle Courchesne. «Il y a eu des réunions contre nous à la commission scolaire», affirme M. Bigras, qui questionne aussi le soutien qu’il a obtenu de la part de la mairesse de Boisbriand, Marlene Cordato, dans l’avancement des projets de l’école.

«On aurait aimé que la mairesse fasse des représentations pour nous. Elle a fait plusieurs annonces publiques au cours des dernières semaines», rappelle-t-il. «Si la Ville était là avec nous, il serait beaucoup plus facile de faire passer notre dossier», dit M. Bigras, qui soutient que la mairesse actuelle «a fait sa campagne (électorale) sur notre dos». «Elle (Mme Cordato) n’est pas venue ici pour voir nos installations», poursuit Mme Boivin. «On n’attaque pas, mais on questionne, affirme M. Boivin. On est tanné que les gens autour de nous ne nous aident pas, nous nuisent.»

Pour le collège, le fait de ne pas obtenir d’agrément ne change pas grand-chose, hormis peut-être sur la progression des inscriptions. En revanche, estiment M. Bigras et Mme Boivin, cette décision du MEQ change la donne pour les parents. «On ne souhaite pas devenir un collège où la sélection se fait au niveau financier», précise Mme Boivin, qui souligne le haut taux de décrochage dans la région, le deuxième après le Nunavut, dit-elle. Les besoins auxquels aucune école ne répond, le Collège Boisbriand le fait, dit-on.

Le remaniement qui a eu lieu en août dernier à Québec, et par lequel Line Beauchamp a obtenu le ministère de l’Éducation, changera-t-il quelque chose pour le Collège Boisbriand? «On ne le sait pas», dit M. Bigras.

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